Don Cherry a déclaré que le réseau Sportsnet lui avait rendu la tâche « impossible » d’aborder la controverse qui a éventuellement mené à son congédiement la semaine dernière.

La Presse canadienne

Dans sa première émission en baladodiffusion baptisée Grapevine, Cherry a mentionné qu’il n’était pas prêt à accepter les conditions établies par Sportsnet pour lui permettre de retrouver son emploi à la suite du controversé segment Coach’s Corner télédiffusé dans le cadre de l’émission Hockey Night in Canada le 9 novembre.

« J’ai dit quelque chose, c’est évident. Tout le monde sait ce que j’ai dit, a noté Cherry. J’ai offert de m’expliquer. Je ne me serais pas excusé, mais j’aurais nuancé mes propos. Ils ont établi des conditions qui m’auraient rendu la tâche impossible. Je ne pouvais pas m’y conformer. J’imagine que je me suis moi-même condamné. »

L’émission en baladodiffusion dure 27 minutes et met en vedette Cherry et son fils, Tim.

L’ex-commentateur âgé de 85 ans s’était plaint en ondes de ne voir que rarement ceux qu’il croit être de nouveaux immigrants porter des coquelicots avant le jour du Souvenir. Cherry a choisi les mots « vous autres » pendant son intervention, mais il a ensuite nié qu’il avait ciblé en particulier les minorités ethniques.

Cherry a rappelé qu’il avait abordé de nombreux autres thèmes pendant sa dernière intervention télévisuelle.

« Personne n’en parle. Rien. Deux petits mots ont échaudé tout le monde, a déclaré Cherry. Mais, hey, c’est la vie. J’ai vécu dans un monde cruel pendant 38 ans. Je suis heureux d’avoir vécu cette expérience pendant 38 ans. Si je dois quitter, alors j’aime autant le faire en mes propres termes. »

Tim Cherry a aussi été très critique envers Sportsnet.

« C’est un monde différent, où tout doit être politiquement correct, a-t-il évoqué. Ils avaient les yeux fixés sur toi, et ils étaient prêts à sévir à tout moment — surtout cette année. Je crois que beaucoup de gens ont fait semblant d’être offusqués. »

Don Cherry a ajouté qu’il avait reçu de nombreux appuis. Il a confié que des camionneurs avaient levé le pouce en l’air, et que des pompiers avaient klaxonné dans les rues pour souligner leur appui.

« De toute évidence, j’ai dit quelque chose qui a offusqué Sportsnet et ils m’ont puni, et je suis maintenant sans emploi, sauf pour cette fabuleuse émission en baladodiffusion », a-t-il évoqué.

L’essentiel de son émission portait sur les souvenirs de Cherry, son passage dans la LNH à titre d’entraîneur-chef et ses anecdotes sur Maurice « Rocket » Richard.