Le parcours des Blues de Saint Louis jusqu’à la Coupe Stanley la saison dernière est entré dans la légende. L’équipe était au dernier rang de la ligue au début de l’année 2019, et elle a déjoué tous les pronostics, même les plus optimistes, pour triompher au final.

Jean-François Tremblay Jean-François Tremblay
La Presse

Cette saison, les Blues présentent une fiche de 3-0-1 après quatre matchs. Un début à des années-lumière de leurs défaillances d’il y a un an. Les Blues pourraient même établir un record d’équipe ce soir s’ils inscrivent un point dans un cinquième match de suite pour commencer leur saison.

Ils deviendraient en même temps les premiers champions en titre à lancer la saison suivant leur conquête avec une telle séquence de points… depuis les Red Wings de Detroit, en 1997.

À la blague, on a demandé à David Perron si les Blues avaient atteint le sommet de leur forme trop rapidement ?

« Tu demanderas la même question à notre coach voir s’il pense qu’on est bien partis, a dit Perron, aussi franc que d’habitude dans ses réponses. Je pense qu’on bâtit notre style et on est contents d’avoir ramassé des points à tous les matchs. À certains moments dans tous les matchs, on a eu des bonnes séquences comme on en a eu des moins bonnes. Au dernier match, une équipe jeune comme Ottawa avec beaucoup de vitesse qui prend plus des risques… On a trouvé le moyen de gagner et c’est ça qui est important. »

Donc, comprendre que la fiche n’est pas tout ce qui compte, aussi belle soit-elle. Surtout pour une équipe qui vient de gagner la Coupe Stanley et qui se retrouve conséquemment avec une cible dans le dos chaque match.

On a logiquement demandé à l’entraîneur des Blues Craig Berube si le début de saison de son équipe était aussi étincelant qu’il y paraît.

« Il y a toujours des choses à améliorer, a répondu Berube, aussi bourru qu’à son habitude. Il y a des façons d’arriver au niveau que nous souhaitons. On est assurément heureux de notre début de saison, mais il y a encore du travail à faire. »

« On n’a pas joué un match complet encore, a renchéri Perron. Mais en même temps c’est le début de l’année. On a tellement en tête notre niveau des séries encore qu’on s’attend à avoir la même chose en partant. Il y a une équipe de l’autre bord qui essaie de gagner elle aussi. Des fois, on s’attend trop à la perfection trop tôt. »

Perron, Blais et O’Reilly

Pour le début de la saison, Berube a réuni de nouveau Ryan O’Reilly avec David Perron et Samuel Blais. Le trio avait connu de bons moments en séries la saison dernière, mais avait fini par être séparé. Cette fois, ils sont de retour ensemble, après avoir suffisamment impressionné leur pilote durant les matchs présaison.

PHOTO JEFF CURRY, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Samuel Blais (9)

« Blais est un joueur robuste, a expliqué Berube. Il crée beaucoup de rondelles libres pour Perron et O’Reilly. Quand ils s’emparent de la rondelle, ils provoquent des choses. Blais possède également certaines habiletés avec la rondelle. Ces trois-là contrôlent beaucoup le jeu en territoire ennemi. Ils protègent bien la rondelle et son capables de faire des jeux. »

Et leur début de saison est à l’image de leur ardeur au travail. Perron compte 3 buts et 2 aides en 4 matchs, contre 2 buts et 2 aides pour Blais. Ce dernier est aussi deuxième dans la LNH pour les mises en échec, avec 21. O’Reilly, lui, n’a rien perdu de l’efficacité qui lui a valu le trophée Conn-Smythe comme joueur par excellence des séries : 1 but et 6 aides, et tous les petits détails qui font de lui un exceptionnel.

« C’était dans mon plan de jouer en confiance et d’amener plus d’offensive dans mon jeu, a dit Blais. C’est vraiment facile de jouer avec Perron et O’Reilly. On se complète vraiment bien. On essaie de travailler fort à chaque présence. »

« Ça part de O’Reilly, il travaille tellement fort, il est toujours bien positionné, et Sam aime avoir la rondelle, a reconnu Perron. On est trois qui aiment avoir la rondelle, mais on travaille bien ensemble. Je pense qu’on va continuer de s’améliorer, parce qu’il y a encore des petites affaires à peaufiner dans notre chimie. »

Les Blues ont profité hier d’une journée de congé à Montréal. Blais en a profité pour voir sa famille chez son parrain, qui vit dans la région de Montréal. Il aura deux autobus remplis d’invités qui viendront directement de Montmagny pour le match, et qui arriveront à temps pour assister à sa promotion comme membre de l’avantage numérique. Perron, lui, est retourné chez lui à Magog. Mais ce soir, les Blues ne prendront pas de pause.

Leur fiche, aussi excellente soit-elle, ne veut rien dire encore.

La formation des Blues attendue ce soir

Schwartz – Schenn – Tarasenko
Blais – O’Reilly – Perron
Sanford – Bozak – Fabbri
Barbashev – Sundqvist – Steen

Gunnarsson – Pietrangelo
Bouwmeester – Parayko
Dunn – Faulk

Binnington