Anthony Mantha n’a pas hésité bien longtemps jeudi matin quand on lui a demandé s’il est prêt à devenir un joueur d’impact dans la Ligue nationale de hockey.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

« Tout à fait, a-t-il répondu rapidement. On en a parlé, ça fait plusieurs années que je veux élever mon jeu à un niveau supérieur, et d’après moi, ça va être la saison pour y arriver. »

Est-ce que cette saison sera la saison de l’autre étape pour Mantha, en effet ? En tout cas, c’est assez bien parti. En trois rencontres, l’attaquant québécois a déjà cinq buts et deux aides au compteur, et s’il garde le cap, il pourra certes éclipser la meilleure saison de sa carrière, la dernière, où il avait récolté 25 buts et 23 aides.

Parmi ses bons moments déjà : ce match de quatre buts contre les Stars de Dallas il y a quatre jours. Pour le joueur de 25 ans, acquis avec un choix de premier tour au repêchage de 2013, ça ne semblait plus qu’une question de temps.

Il se trouve aussi que Mantha est plus rapide ces jours-ci.

« Quand je me suis blessé à une main la saison dernière, j’ai demandé à mon entraîneur de patinage de venir à Montréal pendant deux semaines, a-t-il raconté jeudi matin au Centre Bell. Je ne pouvais pas lancer ni faire des passes, mais j’ai eu droit à deux semaines de séances de patinage de puissance. Ça a eu un impact immédiat sur mon patin, ma vitesse, mon agilité. »

Une autre raison qui explique ce gros début de saison pour le joueur de Longueuil : la complicité manifeste qu’il partage avec ses deux collègues de trio, Dylan Larkin et Tyler Bertuzzi, qui ont ensemble un total de 17 points en trois matchs. Une complicité acquise alors que le club croulait dans la médiocrité en fin de saison dernière.

« À la fin de la saison, le club était déjà éliminé du portrait des séries, mais on s’est mis à jouer les trois sur le même trio et c’est là que ça a cliqué. Puis on est arrivés au camp d’entraînement, et on était tous très contents de se retrouver sur la patinoire. Il y a des bonnes choses qui viennent avec ça. Quand on a commencé à jouer les trois ensemble, ma confiance a grimpé, et ça se poursuit maintenant. »

Jeff Blashill, l’entraîneur des Red Wings, croit lui aussi que la saison 2019-20 pourrait être celle d’Anthony Mantha.

« Il aura la chance de prouver à chaque soir qu’il est un joueur de premier plan, a-t-il répondu ce matin. Je pense qu’il est prêt pour ça. Il a ajouté du muscle, c’est un joueur imposant qui possède tous les outils pour avoir du succès. »

Notons par ailleurs que c’est le gardien québécois Jonathan Bernier qui sera devant le filet du club de Detroit, et qui fera face au Canadien lors du match de jeudi soir au Centre Bell.