Directement face à Charles Hudon, il y avait Ryan Poehling, dernier joueur retranché du camp du Canadien.

Jean-François Tremblay Jean-François Tremblay
La Presse

Un joueur, comme l’a si bien dit Marc Bergevin, auquel le Rocket de Laval ne devrait pas trop s’attacher. C’est de l’avis général une question de temps avant qu’il puisse faire ses preuves avec le grand club, après un camp prometteur.

Prometteur, oui, mais assombri aussi par une commotion cérébrale. Une blessure survenue au pire moment, au milieu d’un premier match fantastique, pour un joueur qui espérait se joindre au Canadien. Si bien qu’après un camp de seulement deux matchs, Poehling a été rétrogradé. Bergevin et Claude Julien voulaient qu’il dispute plus de matchs.

« Je ne pensais pas à ma blessure, a dit Poehling. J’essayais de rester optimiste. Mais tout arrive pour une raison. Chaque personne a un chemin différent, c’est le mien. J’aurais aimé en prouver plus, j’ai fait ce que j’ai pu. »

Comment a-t-il réagi quand on lui a annoncé la mauvaise nouvelle ? Surtout qu’il avait participé la veille à l’activité de chimie d’équipe, une sortie de tir aux pigeons d’argile.

J’étais fâché d’être redescendu. J’avais l’impression d’avoir fait ce qu’on m’avait demandé et de l’avoir bien fait. J’étais sous le choc, mais pas découragé. Les carrières ne sont pas des successions d’arcs-en-ciel. Ce sont des montagnes russes.

Ryan Poehling

« Durant l’activité d’équipe, on savait que quelqu’un devait partir. J’étais simplement heureux qu’ils m’invitent et qu’ils m’incluent dans le groupe. »

Dans tous les cas, comptez sur Joël Bouchard pour ne pas offrir de traitement de faveur à Poehling, qu’il soit un espoir de premier plan ou non.

« Les joueurs sous ma gouverne, ma job, c’est de les rendre meilleurs. Joe Cox ou Ryan Poehling, je suis dur avec eux égal, je vais leur parler égal. Je vais m’ajuster d’une situation à l’autre. Je n’ai pas le choix. Mais ce n’est pas vrai que je vais plus aimer un joueur. Ryan devra performer au plus haut niveau. Parce que quand on conduit 15 minutes vers le sud, avec Claude Julien derrière le banc, ce n’est pas plus facile. »