(Brossard) Cale Fleury admet qu’il était un peu dépassé par la vitesse du jeu au camp du Canadien l’an dernier. Douze mois plus tard, il semble s’être si bien acclimaté au rythme du hockey professionnel qu’il commence à faire tourner les têtes.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

Fleury, âgé de 20 ans, a bien paru lors du premier match préparatoire du Tricolore, une victoire de 4-2 face aux Devils du New Jersey. Après la rencontre, l’entraîneur Claude Julien a dit qu’il avait été « l’un de nos meilleurs défenseurs ».

Fleury a passé la dernière campagne à prendre du galon avec le Rocket de Laval. Il a tranquillement gagné la confiance de l’entraîneur Joël Bouchard et a finalement récolté neuf buts et 14 aides en 60 matchs.

« Pour lui, il est important d’agir en professionnel sur la patinoire et à l’extérieur, d’avoir du cœur à l’ouvrage, a raconté Fleury, mardi matin, au sujet de Bouchard. Il ne m’a jamais lâché et ça m’a beaucoup aidé. »

Le résultat des efforts de Fleury a été ressenti face aux Devils. Évoluant à la droite de Xavier Ouellet, son partenaire le plus fréquent l’hiver dernier avec le Rocket, il a su garder son calme dans les différentes situations de jeu, notamment en infériorité numérique.

« Je me souviens que l’an dernier, ça allait parfois un peu trop vite pour moi. J’étais habitué au rythme du hockey junior et, même à l’entraînement, c’était un peu difficile, a admis Fleury. Cette année, j’ai confiance de pouvoir suivre le rythme. »

Bien évidemment, Julien n’est pas prêt à lui accorder le poste au sein du troisième duo défensif après un seul match préparatoire. Il espère toutefois profiter du camp pour évaluer la progression de Fleury.

« Il ne faut pas oublier qu’au début du camp, la moitié des équipes est composée de joueurs de la Ligue américaine, a rappelé Julien. Plus le camp avance, plus ça devient difficile. »

Choix de troisième tour du Canadien en 2017, 87e au total, Fleury lutte avec Josh Brook, mais aussi les vétérans Mike Reilly et Christian Folin pour le poste de sixième défenseur, à la droite de Brett Kulak.

Folin a bien fait dans le dernier droit la saison dernière après que le Canadien eut acquis ses services des Flyers de Philadelphie. Reilly avait été l’une des vedettes du camp l’automne dernier avant de vite tomber de son nuage. Les deux ont signé de nouvelles ententes avec la formation montréalaise au printemps.

« Ce que je retiens de la dernière saison, c’est que je me suis peut-être trop assis sur mes lauriers lors des 10 ou 15 premiers matchs », a admis Reilly, qui a finalement disputé seulement 57 matchs la saison dernière.

Reilly a même été laissé de côté lors de 18 des 19 dernières rencontres. Son manque de constance lui a vite fait perdre la faveur de Julien.

« Ce n’est pas parce que l’entraîneur ne vous parle pas après un match que ça veut dire que vous avez fait votre travail, a noté Reilly. J’essaie de ne pas avoir cette attitude. Je veux analyser ma performance après chaque match, bon ou mauvais. Je dois détecter mes tendances, mes habitudes, bonnes ou mauvaises, et tenter de les corriger ou de continuer dans la même veine. Je dois être plus sévère avec moi-même. Je dois me présenter à la patinoire comme si quelqu’un allait me voler ma place, pas comme lors du premier quart de la saison l’an dernier. »

En vrac

— Le défenseur Noah Juulsen est toujours ennuyé par des maux de tête et il consultera un spécialiste. Le Canadien a annoncé que Juulsen allait obtenir une deuxième opinion, « avec l’accord du joueur et de son agent ».

— L’attaquant Michael McCarron sera évalué quotidiennement en raison d’une blessure à l’aine.

— Le défenseur Karl Alzner a patiné en solitaire avant l’entraînement, mardi. Il souffre aussi d’une blessure à l’aine.

— Brendan Gallagher s’est dit heureux de savoir qu’il y aura du hockey lors des trois prochaines années, au lendemain de l’annonce par l’Association des joueurs qu’elle n’allait pas se prévaloir d’une option pour mettre un terme à la convention collective en septembre prochain. Gallagher a néanmoins rappelé que les montants gardés en fiducie et la participation des joueurs aux Jeux olympiques demeurent deux enjeux importants à régler d’ici 2022.