C'était tranquille partout au Complexe sportif Bell de Brossard... sauf sur la glace.

Mis à jour le 1er janv. 2018
Jean-François Tremblay LA PRESSE

D'abord, un retour à l'entraînement régulier pour célébrer le Nouvel An : le gardien Al Montoya. Il n'a pas patiné avec ses coéquipiers depuis le 9 novembre dernier. Il souffrait une commotion cérébrale. 

Un seul changement à signaler dans la formation, le retour probable de Nicolas Deslauriers dans la formation demain face aux Sharks de San Jose. Claude Julien n'a toutefois pas voulu le confirmer.

Deslauriers était à la gauche du quatrième trio, avec Andrew Shaw et Daniel Carr. Byron Froese était donc laissé de côté.

À la défense, c'est Brett Lernout qui était l'homme en trop.

Les Canadiens ont lancé la séance quotidienne en insistant sur la fameuse attaque en unité de 5. C'est d'autant plus important que le Canadien a inscrit seulement 3 buts à ses 4 derniers matchs... et qu'il affronte demain la 2e défense de la LNH en termes de buts accordés.

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Les trios à l'entraînement :

• Pacioretty - Danault - Hudon

• Galchenyuk - Drouin - Lehkonen

• Byron - Plekanec- Gallagher

• Deslauriers - Shaw - Carr

À la ligne bleue :

• Benn - Petry

• Alzner- Schlemko

• Morrow - Jerabek

Nicolas Deslauriers dit comprendre Julien

Nicolas Deslauriers a fini par admettre qu'il avait été déçu d'avoir été mis de côté samedi soir face aux Panthers de la Floride. Il n'a pas été le seul.

En fait, il est de mise de se demander si les amateurs de hockey du Québec ne l'ont pas été davantage que le principal intéressé, à la lumière des commentaires publiés sur les réseaux sociaux après que Claude Julien eut fait part de sa décision samedi.

Sur Facebook entre autres, de nombreux amateurs ont critiqué la décision de Julien et accusé ce dernier de réprimander un joueur qui ne lésine pas sur l'effort et qui a produit au-delà des attentes.

Alors que le Tricolore était de retour à Brossard lundi, en ce jour du Nouvel An, Deslauriers s'est montré compréhensif face à la décision de son entraîneur.

«C'est sûr que j'ai été déçu, je veux jouer dans tous les matchs. Mais ce sont des situations que j'ai déjà vécues. L'équipe ne va pas bien en ce moment et il faut trouver un moyen de gagner. Tu n'es pas content quand ça arrive, mais tu souhaites que l'équipe fasse bien même si tu n'es pas là», a commenté Deslauriers, qui dit ne pas être du genre à naviguer sur les réseaux sociaux.

Julien n'est probablement pas un adepte des réseaux sociaux non plus parce qu'il a dit ne pas être au courant de la réaction des amateurs. En annonçant sa décision, Julien avait expliqué qu'il cherchait à apporter un certain équilibre à ses trios dans l'espoir de générer plus d'attaque.

L'initiative de Julien a fait chou blanc, le Tricolore s'inclinant 2-0.

«Si c'est positif, c'est tout à fait normal, a déclaré Julien, lundi, lorsque questionné sur la réaction des amateurs vis-à-vis Deslauriers. Il joue du bon hockey pour nous. On a pris une décision qu'on croyait être la bonne décision au moment où on l'a prise, et ça n'avait rien à voir avec Nicolas Deslauriers, personnellement et comme joueur de hockey.»

Depuis son premier match avec le Canadien le 16 novembre contre les Coyotes de l'Arizona, Deslauriers s'est attiré la sympathie des partisans de l'équipe non pas par ses talents de marqueur, mais par son acharnement et son intensité.

Cette ardeur au jeu a permis à l'attaquant de 26 ans de récolter quatre buts et sept points en 19 matchs, malgré le fait qu'il ait joué moins que 11 minutes par match en moyenne cette saison.

De plus, il affiche un ratio défensif de plus-10, le meilleur chez le Canadien, et pratique un jeu robuste, mais toujours à l'intérieur des limites de la légalité. En fait, il n'a passé que sept minutes au cachot, dont cinq après avoir jeté les gants lors du duel contre les Coyotes.

On le sent d'ailleurs satisfait de son rendement jusqu'à maintenant.

«Je suis fier de ma progression, estime Deslauriers. Quand je suis arrivé, j'étais quand même assez à l'aise, mais je me suis fait placer dans des situations dans lesquelles je ne m'étais pas trouvé avant dans la Ligue nationale. J'ai eu du temps d'utilisation et notre trio a produit. Je suis content du début que j'ai eu ici et je souhaite continuer de faire le travail pour le reste de la saison.»

Au passage, Deslauriers a eu de bons mots pour ses coéquipiers.

«Quand tu arrives avec une nouvelle équipe, l'atmosphère est un peu différente parce que tu ne connais pas tout le monde. Tous les joueurs m'ont accueilli avec les bras ouverts. Après deux ou trois matchs, j'ai commencé à me sentir un peu plus à l'aise et c'est là que j'ai vu que je pouvais apporter quelque chose de différent.»

Malgré le mécontentement du public, rien ne garantit que Deslauriers réintégrera l'alignement quand le Canadien retrouvera ses partisans lors de la visite des Sharks de San Jose, mardi.

Un indice semble pointer en sa faveur cependant: il a patiné à gauche d'Andrew Shaw et de Daniel Carr lundi midi à Brossard. Byron Froese et Jacob De La Rose étaient les attaquants de surplus.

«Je ne prends pas de décision la veille des parties, a déclaré Julien au sujet d'un possible retour de Deslauriers. On va la prendre demain, en fonction de notre match.»

- Avec PC