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Jean-François Bérubé: un 50$ qui rapporte gros

Jean-François Bérubé devrait agir à titre de gardien... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Jean-François Bérubé devrait agir à titre de gardien numéro 1 des Monarchs de Manchester, club-école des Kings de Los Angeles dans la Ligue américaine, au début de la saison prochaine.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

En décembre 2013, Jean-François Bérubé était le quatrième gardien dans l'organigramme des Kings de Los Angeles. Six mois plus tard, il soulevait la Coupe Stanley.

Non, Bérubé n'a toujours pas endossé l'uniforme des Kings dans un match. Mais un heureux concours de circonstances lui a permis de vivre un rêve, en juin dernier.

Repêché au quatrième tour en 2009, Bérubé a lentement gravi les échelons. Après son passage avec le défunt Junior de Montréal, il est passé par l'ECHL, de 2011 à 2013, avant de disputer sa première saison complète dans la Ligue américaine, avec les Monarchs de Manchester, en 2013-2014.

Auxiliaire de Martin Jones à Manchester, Bérubé est devenu gardien numéro 1 de l'équipe en janvier quand les Kings ont échangé leur numéro 2, Ben Scrivens, ce qui a cimenté la place de Jones dans la Ligue nationale.

Une fois les séries éliminatoires venues, les Kings ont rappelé quelques joueurs par mesure préventive - on les appelle communément les «black aces». Ces joueurs s'entraînent avec l'équipe pour être sur place en cas de blessure à un joueur. Ce rôle est encore plus crucial pour un gardien, qui doit enfiler son uniforme si un des deux gardiens quitte un match.

C'est ainsi que Bérubé a goûté - bien partiellement - à la Ligue nationale.

«Jonathan Quick venait même me parler entre les périodes, raconte Bérubé, rencontré après un entraînement en gymnase à Boisbriand. La première fois, tu ne veux pas lui parler, tu as peur de le sortir de sa bulle. Mais c'est lui qui venait, c'était sa façon de faire, il est assez relax. C'était juste agréable d'être autour de lui et de Jones. J'ai de bons modèles à suivre.»

Et c'est dans ce contexte qu'il a pu soulever la Coupe Stanley, le 13 juin.

«Pendant le dernier match, nous étions quatre réservistes à regarder le match à la télévision dans le vestiaire, rappelle l'athlète de 23 ans. En cas de victoire, on nous avait dit qu'on pourrait aller sur la glace, donc on portait l'uniforme à moitié et on espérait ne pas s'être habillés pour rien. Quand ils ont marqué en prolongation, c'était le chaos, on ne savait pas trop quoi faire! Mais j'ai eu la chance de lever la Coupe Stanley, c'est le fait saillant de ma carrière jusqu'ici.»

Un cadeau de l'oncle

Cet été, Bérubé a signé une entente de deux ans avec les Kings. À moins d'un malheur, il devrait reprendre son poste de numéro 1 à Manchester, en attendant qu'une porte s'ouvre dans la LNH.

Or, ce parcours rocambolesque aurait été impensable sans un cadeau anodin d'un oncle.

En 2008, le Junior de Montréal naît, et l'équipe de la LHJMQ tient un camp ouvert pour pourvoir ses postes. Inscription: 50$.

«Je pensais jouer (au niveau) junior AAA, mais j'ai tenté ma chance. Mes parents étaient en dehors de la ville, donc mon oncle m'a accompagné. Il m'a dit: "Je vais te reconduire, je vais te regarder jouer, je vais te donner les 50$, et amuse-toi!"»

Bérubé s'est finalement taillé une place et s'est retrouvé comme auxiliaire de Jake Allen. Six ans plus tard, le voici installé chez les professionnels.

«J'ai déjà fait de bien pires placements!, dit à la blague l'oncle en question, Richard Côté. C'est une bonne histoire pour les jeunes qui sont prêts à lâcher pour pas grand-chose.»




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