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Charline Labonté, «gaie, amoureuse et fièrement authentique»

La gardienne de but de l'équipe canadienne de... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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La gardienne de but de l'équipe canadienne de hockey féminin, Charline Labonté, a dévoilé son homosexualité.

Photo Bernard Brault, La Presse

Elle a longuement hésité, mais à 31 ans, Charline Labonté a jugé qu'il était temps de vivre plus librement et de dévoiler son homosexualité. La gardienne de l'équipe olympique canadienne, quadruple médaillée d'or olympique, a publié mercredi une lettre ouverte où elle dévoile sa relation avec la patineuse de vitesse Anastasia Bucsis, une autre olympienne canadienne, qui avait déjà révélé son homosexualité lors du défilé de la fierté gaie de Calgary, en 2013.

En entrevue à RDS, Labonté a reconnu avoir été inspirée par les sorties récentes du joueur de football universitaire américain Michael Sam et de l'actrice canadienne Ellen Page. «J'y ai beaucoup pensé et je réalise que ça va au-delà de moi. Aujourd'hui, ce n'est pas à propos de moi qui fais un coming-out. C'est à propos de ma volonté de parler ouvertement de ma situation pour contribuer à l'avancement de cette cause dans notre société.

«Je sais que je devrai bientôt me trouver une nouvelle carrière et j'espère que cela ne me nuira pas, a reconnu celle qui achève une maîtrise à l'Université McGill. Je rêve de vivre dans une société où une personne n'aura pas à faire un coming-out parce que ça sera devenu normal. On est sur la bonne voie, mais c'est très lent. C'est pour ça que j'ai décidé de le faire.»

L'athlète de Boisbriand a expliqué qu'elle n'avait pas voulu parler plus tôt en raison du contexte particulier des Jeux de Sotchi, marqué notamment par les lois russes sur l'homosexualité.

Elle souhaitait aussi éviter de perturber ses équipières de l'équipe de hockey, même si elle assure avoir toujours été à l'aise avec elles.

«J'ai la chance de faire partie de l'équipe canadienne depuis 12 ans, et jamais je n'ai eu le sentiment de devoir me cacher, raconte-t-elle dans sa lettre. Tout le monde sait que je suis gaie et jamais je ne me suis sentie dénigrée par rapport à mon orientation sexuelle dans l'équipe. Au contraire, c'est là où je me sens le mieux.

«Le sujet de l'homosexualité n'a absolument rien de tabou entre nous. Nous en parlons et en rions comme c'est le cas avec tous les autres sujets. Quel privilège de pouvoir évoluer dans un environnement comme celui-là, qui n'a pas toujours été aussi ouvert.»

Labonté a expliqué qu'elle avait rencontré l'amour grâce à sa coéquipière et grande amie Caroline Ouellette, la capitaine de l'équipe canadienne. «C'est elle qui m'a présenté Anastasia, lors d'un événement organisé par Right to Play, un organisme pour lequel elles sont ambassadrices. Une poignée de main, et ça y était! L'étincelle!

«Athlètes toutes les deux, nos vies se sont structurées, emboîtées, poursuit Labonté dans sa lettre. On est nées sous la même étoile. Nous faisons la même chose, avons les mêmes ambitions, des horaires et un stress semblables à gérer. Et, comble du bonheur, nous avons vécu l'expérience olympique ensemble.»

Aujourd'hui, Charline se dit «gaie, amoureuse et fièrement authentique»!

Un geste courageux

Malgré le nombre de plus en plus élevé d'athlètes homosexuels ayant dévoilé leur orientation, la grande majorité continue de la cacher, même s'il s'agit souvent d'un secret de Polichinelle pour quiconque suit leur carrière attentivement. C'est particulièrement vrai chez les athlètes féminines, qui doivent déjà combattre de nombreux préjugés.

Dans ce contexte, le geste de Charline Labonté est extrêmement courageux. Danielle Sauvageau, qui a conduit l'équipe canadienne à la médaille d'or en 2002, a insisté: «Il s'agit d'une grande athlète, avec des valeurs exceptionnelles, qui a décidé qu'elle voulait poser un geste pour faire avancer la tolérance et l'inclusion dans la société québécoise. On ne peut que l'approuver.

«Cela dit, il faut respecter ceux et celles qui préfèrent garder cela pour eux, a poursuivi Sauvegeau. Il y a d'ailleurs toutes sortes de différences parmi les athlètes, pas juste l'orientation sexuelle, et c'est important de garder à l'esprit toutes ces dimensions quand on aborde la question.»

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