Les joueurs des Rangers conviés au point de presse avec les médias, hier matin à leur hôtel du centre-ville de Montréal, avant l'envolée pour New York, avaient encore de petits yeux, après une nuit trop courte et une défaite décevante.

Mis à jour le 29 mai 2014
Mathias Brunet LA PRESSE

L'ambiance contrastait nettement avec celle de la conférence de presse de lundi, alors que les Rangers arrivaient en ville le torse bombé, mais en faisant preuve d'un optimisme prudent, forts de cette victoire de la veille en prolongation et d'une avance de 3-1 dans la série.

Un confrère de New York les a même accueillis avec une question teintée de pessimisme en leur demandant si, à leur 20e match en séries éliminatoires jusqu'ici, la fatigue ne commençait pas à les rattraper.

Montréal n'a pas le monopole des questions loufoques...

Le défenseur Dan Girardi, fidèle partenaire de Ryan McDonagh au sein du premier duo de défenseurs des Rangers, est demeuré poli et a bien remis les choses en perspective.

«La fatigue n'est pas un problème. Nous n'avons pas bien paru hier, mais nous demeurons dans une excellente position et nous avons la chance de mettre fin à cette série à domicile. Nous gagnons chez nous et nous nous retrouvons en finale de la Coupe Stanley. Il faut avoir la mémoire courte en séries éliminatoires. La bonne nouvelle, c'est que nous avons la chance dès demain (ce soir) de redresser la barque. Il s'agit d'oublier cette partie, de retourner à New York et de se préparer pour un bon entraînement jeudi matin.»

Brad Richards qui contrairement à certains de ses coéquipiers est toujours disponible pour les rencontres de presse, a tenu le même discours positif.

«Le sentiment n'était pas agréable après la rencontre de mardi, mais aujourd'hui, nous prenons l'avion pour rentrer dans notre ville et nous aurons la chance de jouer devant nos partisans. Ça sera un autre jour de match et l'occasion de gagner devant nos fans et d'atteindre la finale. Nous devons jouer du hockey de désespoir, nous aussi. Nous sommes à une victoire de la finale. Nous ne voulons pas revenir ici à Montréal disputer un septième match, où tout pourrait arriver. Nous devrons être meilleurs jeudi, et nous le serons.»

Des Rangers indisciplinés

Alain Vigneault a promis de revoir la stratégie avec ses joueurs en arrivant à New York. C'est la première fois de la série qu'ils accordaient plus de trois buts au Canadien. Ceux-ci, Rene Bourque en tête, ont eu accès à l'enclave comme jamais.

«On doit rendre hommage au Canadien là-dessus, a reconnu l'entraîneur Vigneault. Ils étaient prêts dès le départ et ils ont su gagner des batailles à un contre un que nous parvenions à gagner auparavant parce que le bâton de nos joueurs était toujours bien placé. Nous savons aussi que nous devons écoper de moins de punitions. Nous leur avons donné huit supériorités numériques à New York, la plupart sur des infractions en territoire offensif. Dès le début du match, mardi, nous en avons écopé d'une (Kreider) qui en était une, et nous avons joué sur les talons par la suite.»

Henrik Lundqvist sera évidemment devant le filet ce soir, après avoir été retiré de la rencontre en deuxième période. Le défenseur Marc Staal a rigolé quand un confrère lui a demandé s'il croyait que son gardien réagirait bien à cette défaite.

«Henrik est vraiment le dernier des soucis de tous les joueurs de cette équipe...»

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Fallait-il ramener Lundqvist en troisième?

La question était presque inévitable et un journaliste de New York a demandé à Alain Vigneault, hier, s'il avait songé à ramener Henrik Lundqvist devant le filet en troisième période.

Le Canadien menait 4-1 lorsque Lundqvist a été rappelé au banc en deuxième, mais seulement par un but au début de la troisième. Vigneault a-t-il été tenté de revenir avec son numéro un puisque le match était toujours à la portée des Rangers?

La réponse de l'entraîneur a été sèche. «Ne vous inquiétez pas avec ça. C'est fini. Passons à autre chose...»