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Islanders-Canadien: un de ces matchs-là

La rondelle est sortie du filet de Carey... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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La rondelle est sortie du filet de Carey Price aussi tôt qu'elle était entrée. Ryan Strome, des Islanders, a enfilé le but gagnant à 15:05 de la deuxième période.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Eh bien, ce n'est certes pas de cette façon qu'un club a le goût de se présenter sur le grand terrain miné des séries éliminatoirs, n'est-ce pas?

Et pourtant. Jeudi soir, tout, absolument tout, favorisait le Canadien. Un gardien vedette bien reposé, qui n'avait même pas fait le voyage de la veille à Chicago. Trois défenseurs frais et dispos qui n'avaient pas joué mercredi eux non plus.

Enfin, il y avait de l'autre bord des Islanders de New York ravagés au possible, qui se sont présentés au Centre Bell avec ce qui ressemble à une espèce de club B. En tout, 11 recrues avaient un maillot des Islanders sur le dos. C'est bien ça, 11. Pas de Tavares, d'Okposo ou de Grabner sur ce banc-là, mais bien des Brett Gallant, et des Mike Halmo, et des Johan Sundstrom.

Vous ne les connaissez pas? Pas grave, il n'y a pas que vous.

Et c'est ce club-là qui a trouvé le moyen de dominer le Canadien de bout en bout, et avec un peu plus de finition, le 2-0 aurait très bien pu se transformer en 4-0 ou en 5-0.

Je n'exagère pas. En troisième, le Canadien a eu besoin de huit bonnes minutes avant de pouvoir enfin tenter un lancer (hors cible, en passant) vers le gardien Evgeni Nabokov, qui avait l'air de mourir d'ennui devant son filet.

En tout, le Canadien n'a lancé que cinq fois en cette troisième période, et pas une seule fois en 1: 23 à la fin, alors que l'équipe jouait à six contre quatre.

«C'était un de ces matchs-là», a résumé Daniel Brière.

Les doutes sur la capacité offensive de ce club, que l'on croyait dissipés, ont soudainement refait leur apparition le temps de cette contre-performance embarrassante. Des doutes qui tombent bien mal au moment où la «vraie saison» approche, et ce, alors que Alex Galchenyuk est perdu pour au moins le premier tour éliminatoire.

Affirmons donc que le CH en avait une «mauvaise dans le système», comme on le dit dans le milieu. Ça arrive. Mais hier soir, le Canadien s'est montré sous son visage le plus laid, un visage qu'on lui a vu à quelques reprises cette saison.

C'est sans doute l'élément le plus inquiétant pour l'entraîneur Michel Therrien, à quelques jours du début des séries. Savoir que son club, malgré les récents succès, est encore capable de performances tout à fait médiocres comme celle-là.

Soudainement, le match de samedi soir contre les Rangers de New York, que l'on croyait sans importance, devient un peu plus... important, justement. Les joueurs montréalais ne veulent surtout pas arriver en séries en titubant.

En attendant, ce que l'on a vu jeudi soir nous rappelle ce que l'on ne devrait pas oublier: ce Canadien-là est encore capable du meilleur comme du pire.




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