C'est bien pour dire, mais plus ça allait, mercredi soir au Centre Bell, plus on se surprenait à s'ennuyer d'un match impliquant la Lettonie.

Richard Labbé LA PRESSE

Oui, c'était soir de déprime post-olympique, mercredi dans la maison du Canadien, et après les moments mémorables de Sotchi, il n'y avait pas grand-chose de mémorable sur cette patinoire-là. La marque finale laisse d'ailleurs comprendre que ça ne s'est pas avéré particulièrement excitant: Red Wings de Detroit 2, Canadien 1.

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«Au moins, c'est un point», a résumé Michel Therrien qui a tout fait pour voir le verre à moitié plein.

Mais avouons-le franchement: ce fut endormant au possible. Le premier but de la soirée est venu de la palette du gros Todd Bertuzzi, à 14:01 de la première période, quand l'attaquant des Wings est resté seul et confortablement planté devant Peter Budaj en avantage numérique.

Ensuite? Rien. Juste rien. Jusqu'au but égalisateur de Brian Gionta, avec seulement 29 secondes à faire. C'est Gustav Nyquist qui est allé finir ça à 4:32 de la prolongation.

«On pouvait voir que l'exécution faisait défaut, pour les deux équipes, a ajouté l'entraîneur-chef du Canadien. Plus on va jouer, plus ça va revenir.»

Soirée à oublier

Du reste, ce match-là ne sera assurément d'aucune collection DVD, et le Canadien, en particulier, devra s'assurer d'oublier cette soirée le plus rapidement possible. Une soirée plutôt pénible, où le club montréalais s'est contenté de deux petits tirs lors d'une deuxième période très pénible.

Le jeu s'est animé seulement en fin de match quand le Canadien a retiré son gardien pour le remplacer par un sixième attaquant, ce qui a mené au but de Gionta. Les meilleurs moments du match sont ensuite survenus en prolongation, quand des pénalités à P.K. Subban et Tomas Tatar ont forcé les deux clubs à jouer à trois contre trois. Andrei Markov s'est fait alors remarquer en coupant une passe, alors que les Wings arrivaient dans une montée à deux contre un.

«Ce n'est jamais facile de jouer contre les Red Wings, a résumé Budaj, qui a fait 28 arrêts. Ils ont une excellente défense. Nous avons pu augmenter le rythme en troisième période, et ça nous a quand même permis de récolter un point.»

Le Canadien a bien sûr eu à disputer ce match sans Carey Price, blessé, mais aussi sans Brandon Prust et Michael Bournival, blessés également. George Parros et Francis Bouillon ont été laissés de côté.

Le défenseur Jarred Tinordi, lui, en était à un premier match avec l'équipe depuis le 19 octobre, après un long détour par Hamilton.

Avec tout ça, le Canadien disputera un deuxième match en quelque 24 heures, jeudi soir à Pittsburgh. En espérant que la déprime post-olympique soit terminée d'ici là...

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Ils ont dit

> Brian Gionta: «Ce n'était pas une bonne deuxième période de notre part. Ce n'est pas le résultat qu'on voulait. Ils ont su nous embouteiller, et nous n'avons pas été capables de leur imposer de la pression.»

> Jarred Tinordi: «C'était un premier match ici pour moi depuis octobre, et je me sentais à l'aise sur la glace. Nous avons eu à affronter une équipe qui est rapide et qui ne donne pas grand-chose.»

> Alex Galchenyuk: «Il faut oublier ce match-là le plus rapidement possible, et retrouver nos repères immédiatement à Pittsburgh.»