Les premières rumeurs de négociations entre le clan d'Andrei Markov et le Canadien commencent à circuler et le Russe s'est retrouvé dans la position qu'il déteste le plus au Centre Bell: submergé par des dizaines de journalistes...

Mathias Brunet LA PRESSE

Avait-il, oui ou non, refusé un contrat d'un an pour six millions, comme l'a avancé le confrère Tony Marinaro? Exige-t-il vraiment un contrat de trois ans?

«Quelles sont les rumeurs? Qui a dévoilé cette information? Assistait-il à notre meeting?»

Le défenseur du Canadien, joueur autonome sans compensation à compter du 1er juillet, n'a pas voulu en dire davantage, fidèle à ses habitudes, mais il nous aura au moins appris que des discussions sont en cours.

«Je ne veux pas me laisser distraire par ces histoires, mais je répète que je veux demeurer avec le Canadien. J'aime la ville, l'organisation, les partisans.»

Markov a été encore moins loquace quand on lui a demandé de commenter les performances de la Russie aux Jeux olympiques. «Ce n'est pas une question de pression, nous avons mal joué. La défaite a été dure à avaler. Je me sentais vide à l'intérieur.»

Le défenseur de 35 ans a sèchement mis fin au point de presse lorsqu'on lui a demandé si, à son avis, il n'y avait pas un manque de profondeur au sein de cette équipe.

«Je ne veux pas parler du passé», a-t-il lancé, avant de tourner les talons.

Michel Therrien, lui, ne s'est pas fait prier pour vanter son défenseur, qu'il emploie en moyenne 25 minutes 4 secondes par match, un sommet au sein du club.

«Il a connu une très bonne saison l'an passé et c'est encore le cas cette année. Il joue en supériorité numérique, en infériorité numérique, à cinq contre cinq avec Alexei Emelin, nous l'aimons beaucoup.»

À Marc Bergevin de voir à quel point il aime Markov, lui aussi...