Le Canadien prend du mieux en infériorité numérique

Le Canadien a résisté à 17 des 19... (Photo Christinne Muschi, Reuters)

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Le Canadien a résisté à 17 des 19 avantages numériques de ses adversaires, passant du 21e au 15e rang de la LNH à ce chapitre. Il a blanchi les Hurricanes en cinq avantages lundi soir.

Photo Christinne Muschi, Reuters

Dans la catastrophe qu'a été la saison 2011-12 du Canadien, un élément positif ressortait comme une fleur surgie du bitume, soit l'excellente tenue de l'équipe en infériorité numérique. Il faut dire qu'elle avait de la pratique : aucune formation n'avait passé plus de temps à court d'un homme que le Tricolore !

Deuxième de la ligue l'an dernier avec un taux d'efficacité de 88,2%, septième l'année précédente avec 84,4%, l'unité d'infériorité numérique du CH avait de bonnes raisons d'entamer la présente campagne avec confiance.

Or, autant la tenue globale de l'équipe a agréablement surpris, autant cet aspect-là du jeu n'a pas été au rendez-vous.

«Nous tentons de trouver un peu plus de fierté dans notre jeu en désavantage numérique», a reconnu le défenseur Josh Gorges, le joueur le plus utilisé au sein de cette unité.»

«Nous étions très bons dans cette facette du jeu au cours des deux dernières années et nous voulons retrouver ce niveau-là. Pour une raison quelconque, nous ne faisions pas le travail plus tôt en saison.»

L'entraîneur-chef Michel Therrien s'en est aperçu lui aussi. Il y a une dizaine de jours, il a réuni son escouade afin qu'elle redresse la situation. Et depuis qu'elle a accordé au moins un but dans trois matchs successifs, l'infériorité numérique s'est ressaisie, fermant la porte dans 17 des 19 dernières occasions offertes à l'adversaire.

Du coup, l'efficacité du Canadien est passée de 78,6% à 81,1% en l'espace de six rencontres. Ça lui vaut le 15e rang du circuit.

«Ça a été une bonne discussion, a confié Therrien. Je crois que les gars comprennent leurs responsabilités. Ils jouent bien en ce moment et ils bataillent ferme pour bloquer les lignes de tir.»

Le carré et le losange

L'amélioration s'est constatée lundi soir alors qu'en dix minutes d'infériorité, le Tricolore a limité les Hurricanes de la Caroline à seulement deux lancers. Mais ne claironnons pas trop fort: les Canes sont maintenant derniers de la ligue sur l'attaque à cinq, ce qui explique un peu pourquoi ils ont acquis Marc-André Bergeron du Lightning de Tampa Bay, mardi.

D'ailleurs, outre les Penguins de Pittsburgh (3es) et les Islanders de New York (9es), les autres adversaires du Tricolore lors des six dernières rencontres sont parmi les moins productives en supériorité numérique cette saison.

«C'est important qu'on soit efficace dans ce département parce qu'en séries, ça pourrait décider de l'issue d'un match», a prévenu Gorges.

Celui-ci assure que le Canadien ne fait rien de fondamentalement différent par rapport à l'an dernier. C'est peut-être ce que font les autres formations qui a changé.

«On voit de plus en plus d'équipes utiliser le 1-3-1 en avantage numérique, ou ce que d'autres appellent la formation parapluie, note Gorges. Pour contrer cela, déplacer le carré défensif pour en faire un losange est la seule façon de s'assurer qu'on ait quelqu'un dans tous les corridors de tir.

«Idéalement, notre pression sur le porteur empêcherait l'adversaire d'installer sa formation. Mais une fois qu'elle est en place, c'est notre meilleure façon de nous défendre.

«Notre philosophie de base n'a pas changé par rapport au passé. Nous essayons seulement de nous adapter à ce que l'autre équipe essaie de faire. Ça aura l'air différent à certains moments, mais les principes demeurent les mêmes.»




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