Sans neuf réguliers, on ne donnait pas beaucoup de chance aux hommes de Jacques Martin face au Lightning de Tampa Bay. Sans les Andrei Markov, Josh Gorges, Jaroslav Spacek, Hal Gill, Brent Sopel, Tomas Plekanec, Jeff Halpern, Max Pacioretty et Mathieu Darche, l'état-major du Canadien a fouillé dans ses réserves à Hamilton pour mettre sur la glace 20 joueurs. Malgré cette situation, l'intensité des joueurs rappelés, le système de jeu appliqué à la lettre et un grand gardien ont permis à cette équipe de surprendre encore une fois en forçant la prolongation. Dans les circonstances, c'est contre toute attente que le sort de la rencontre s'est décidé en fusillade.

Publié le 17 mars 2011
Pierre Ladouceur LA PRESSE

Énergie et discipline

Les joueurs du Canadien ont joué avec énergie en première période alors qu'ils se sont battus avec acharnement pour l'obtention de la rondelle tout en restant fidèles à leur plan de match quant au positionnement. Ils ont ainsi limité les chances de marquer de l'adversaire au strict minimum. D'ailleurs, l'acharnement défensif de P.K. Subban a fait perdre patience à Vincent Lecavalier, chassé du match pour un coup de bâton. On a également bien aimé le travail défensif du duo James Wisniewski-Roman Hamrlik. L'intensité du Canadien lui a valu quelques jeux de puissance qui n'ont toutefois pas été concluants.

Les unités spéciales

En raison des infractions en fin de première période, le Lightning a entrepris la période médiane à quatre contre trois. Les visiteurs ont profité de cet espace accru pour ouvrir la marque. Teddy Purcell a alors profité d'un retour favorable, lui qui avait trouvé l'espace restreint entre Paul Mara et Hamrlik. Après ce but, le Lightning a ajouté à sa fiche en désavantage. Cette équipe est en effet arrivée à Montréal avec un rendement intéressant en désavantage puisque les hommes de Guy Boucher avaient été parfaits dans cette phase du jeu lors de ses six matches précédents sur les patinoires étrangères (23 en 23). Cette donnée est restée intacte malgré l'avantage d'un homme pendant trois minutes en raison de l'infraction majeure de Lecavalier. Incapables de profiter de cet avantage numérique, les hommes de Jacques Martin ont ensuite égalé la marque sur le tir précis d'Andrei Kostitsyn après une mise en scène de David Desharnais. Sur ce jeu, Ryan White a obtenu une mention d'aide puisque son travail sur la rampe a été à l'origine de cette récupération de rondelle.

En pénitence

Une rondelle bondissante a joué un vilain tour à St-Louis lors d'un avantage numérique et Gionta en a profité pour marquer un but important en désavantage numérique, un but qui aurait dû normalement permettre au Canadien de s'accrocher à une avance de 2-1. Mais Benoît Pouliot est venu tout saboter avec son indiscipline. Frustré par le jeu défensif serré des visiteurs, il a réagi en écopant de deux punitions mineures. Évidemment que le Lightning en a profité pour égaler la marque. On n'a plus revu Pouliot par la suite.

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Le jeu du match: Brian Gionta

En désavantage numérique, il a profité d'une rondelle qui a sauté par-dessus le bâton de Martin St-Louis pour filer en échappée et marquer le deuxième but du Canadien.

Le héros du match: Carey Price

Encore une fois, avec ses 35 arrêts en temps réglementaire et ses trois arrêts en fusillade, il a permis aux siens d'arracher une victoire.

Le chiffre du match: 1300

Roman Hamrlik disputait son 1300e match dans la LNH et son 300e dans l'uniforme du Canadien, ce qui lui vaut le quatrième rang chez les joueurs actifs derrière Mark Recchi, Mike Modano et Nicklas Lidstrom.