Lorsque le Canadien est allé rendre visite au Lightning à Tampa Bay, il y a deux semaines, les hommes de Guy Boucher filaient un mauvais coton. Ils ont ensuite perdu un match crucial aux mains des Capitals de Washington. Avant d'affronter le Canadien, jeudi soir, ils n'avaient remporté que deux de leurs huit derniers matchs.

Publié le 17 mars 2011
Marc Antoine Godin LA PRESSE

Or, le Lightning sait que ce n'est qu'une question de temps avant que les choses ne débloquent.

«Dans les dix derniers matchs, on a joué deux mauvaises périodes: on a été pourris en première contre Montréal et en première contre Ottawa, lance Boucher. Mais le reste du temps, on a joué du très bon hockey. On joue mieux défensivement, on donne très peu de lancers à l'adversaire, et l'on a plus de chances de marquer que jamais. C'est juste qu'on ne marque pas de buts.»

Il y en a un, cependant, qui en marque: Vincent Lecavalier.

Le Québécois de 30 ans est sorti d'une certaine torpeur et, flanqué de Simon Gagné, il vient de marquer 10 buts à ses 16 derniers matchs.

On commence à revoir le Vincent Lecavalier du bon vieux temps...

«Ça va super bien depuis la pause du match des Étoiles, mon jeu s'est élevé d'un cran, soutient le grand numéro 4. Je ne sais pas si c'est la confiance, le fait que je patine mieux ou que je suis plus robuste, sauf que depuis le début de la saison, ça ne fait qu'aller de mieux en mieux.»

Les mauvaises vibrations

Selon Guy Boucher, Lecavalier a dû passer à travers un long processus afin d'évacuer les épisodes des dernières années, qu'il s'agisse des rumeurs d'échange, des nombreuses blessures ou d'une relation malsaine avec le groupe de dirigeants précédent.

«Vincent a dû se débarrasser des mauvaises vibrations des dernières années, affirme l'entraîneur. Je sais que ça a été difficile pour lui et pour l'organisation. Il a profité de l'arrivée d'un nouveau groupe et d'une nouvelle façon de faire, sauf qu'il n'a pas été en mesure de s'entraîner durant la deuxième moitié de l'été. Il a ensuite été blessé (en novembre) et il a fallu qu'il retrouve la forme.

«Depuis qu'il est revenu, il est en constante progression. Vincent en demande beaucoup de lui-même. Je le trouve extraordinaire. Il a toujours été bon dans les deux sens de la patinoire, sauf qu'en ce moment, il inspire son club.»

Stamkos à son meilleur?

En dépit des nombreuses défaites encaissées récemment, il y a un autre signe qu'un changement de fortune est à l'horizon pour le Lightning.

Steven Stamkos, meneur de la ligue avec 43 buts, a lui-même vécu un passage à vide en ne trouvant le fond du filet qu'une seule fois en 12 rencontres. Mais voilà qu'il s'est remis à produire avec deux buts et six mentions d'aide en cinq matchs.

«Au début de cette vilaine séquence, c'est vrai que je ne jouais pas bien, mais depuis six matchs, je joue peut-être mon meilleur hockey de la saison, soutient la vedette de 21 ans.

«J'ai frappé tellement de poteaux, ça ne voulait pas rentrer!»

Le jeune prodige admet qu'il fait l'objet d'une surveillance plus étroite que jamais et qu'il a dû s'adapter à du jeu plus serré qu'en début de saison.

«À ce temps-ci de l'année, les couvertures défensives sont plus étanches que jamais, c'est déjà du hockey de séries, note Stamkos. Les équipes ne nous donnent pas grand-chose, mais nous non plus nous n'en donnons pas beaucoup.

«Voilà pourquoi tant de matchs se sont terminés 2-1...»