Acquis par les Oilers l'été dernier en retour du défenseur Joni Pitkanen, Erik Cole confirme du bout des lèvres seulement son attachement pour sa ville d'adoption.

Mis à jour le 12 févr. 2009
François Gagnon LA PRESSE

«Edmonton est la maison... pour l'instant», a lancé l'ailier droit de 30 ans, croisé hier midi dans le vestiaire des Oilers.

Pourquoi autant de réticence?

Parce que le nom de Cole est déjà associé à plusieurs rumeurs d'échange. Pire encore, l'Américain profitera, le 1er juillet prochain, d'une autonomie complète, qui lui permettra de mettre le cap là où il le voudra.

Erik Cole, limité à 12 buts et 22 points avant le match d'hier, déçoit à Edmonton. Mais parce qu'il est toujours précédé d'une excellente réputation, son nom a une bonne valeur lorsqu'il est lancé dans les négociations entourant des transactions.

«L'adaptation a été beaucoup plus difficile que je l'anticipais. J'avais joué toute ma carrière avec les mêmes gars, au sein de la même équipe, en respectant un même système. C'est comme si j'avais eu à absorber trop de changements en même temps», a expliqué Cole.

Après avoir amorcé la saison avec un but et une passe à ses trois premiers matchs, Cole a traversé un passage à vide de sept matchs. Il a connu deux autres traversées du désert cet hiver: une de 10 parties au cours desquelles il n'a récolté qu'une passe, et une autre de 11 matchs avec un petit but et une petite passe.

Rumeurs

Cette dernière série, Cole espérait pouvoir y mettre un terme en profitant de la visite du Canadien.

«Sans vraiment savoir pourquoi, j'ai toujours eu du succès contre Montréal. C'est vrai que l'occasion sera belle», a réalisé Cole, qui a enregistré 21 points (13 buts) en 20 matchs de saison régulière face au Canadien.

Il a fait plus mal encore au Tricolore lors des deux dernières séries éliminatoires remportées par les Hurricanes contre Montréal. «Je ne sais pas si c'est le style de jeu de l'Est qui me va mieux ou simplement que les voyages sont plus longs et difficiles dans l'Ouest, mais il me semble que je connais mes meilleurs matchs quand j'affronte des clubs de l'Est. C'est peut-être seulement le fait que je me retrouve en pays de connaissance», a tenté d'expliquer Cole.

Les rumeurs d'échange concernant Cole le ramènent d'ailleurs dans l'Est.

Quelques observateurs soulignent que le Canadien pourrait compter parmi les clubs intéressés. Si cela est vrai, ils auront deux occasions de lui mettre la main dessus: la date limite des transactions, le 4 mars, et l'ouverture du marché des joueurs autonomes. «Je n'ai pas commencé à penser à cette portion du travail. Je tiens surtout à me concentrer sur le hockey afin d'améliorer mes statistiques et aider cette équipe à se rendre en séries. Si ces deux aspects se réalisent, le reste suivra son cours normalement.»

À Edmonton, Erik Cole complète un trio avec deux joueurs qui ne cassent pas la baraque non plus.

«J'évolue en compagnie de Sam Gagner et Robert Nilsson et nous avons tous du retard à rattraper dans notre production. À l'image de l'équipe, nous sommes beaucoup trop inconstants depuis le début de l'année. On fait de belles choses certains soirs, mais on s'efface ensuite. Cela dit, nous jouons mieux depuis quelques matchs.»

L'ancien bourreau du Canadien ne compte que trois matchs de plus d'un point cette saison. Il a enregistré un tour du chapeau contre Washington, a connu une soirée d'un but et deux passes et une autre d'un but et une passe. «C'est ce que je disais. Je suis inconstant.»