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Les Foreurs à l'heure de l'après-Mantha

L'entraîneur des Foreurs de Val-d'Or, Mario Durocher, est... (Photo Simon Séguin-Bertrand, archives Le Droit)

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L'entraîneur des Foreurs de Val-d'Or, Mario Durocher, est confiant pour la saison qui s'amorce même s'il a perdu son attaquant Anthony Mantha, parti tenter sa chance avec les Red Wings de Detroit.

Photo Simon Séguin-Bertrand, archives Le Droit

Les Foreurs de Val-d'Or disputaient hier soir, contre les Huskies de Rouyn-Noranda, le premier match de la saison dans la LHJMQ. Les champions en titre réussiront-ils à se remettre du départ de leurs gros canons?

Imaginez si, à l'automne 2013, les Blackhawks de Chicago, champions de la Coupe Stanley, avaient commencé la saison sans Patrick Kane, Jonathan Toews, Duncan Keith et Corey Crawford.

C'est un peu ce qui arrive cette saison aux Foreurs de Val-d'Or, toutes proportions gardées. Les champions de la dernière saison dans la LHJMQ n'ont eu que quelques jours au printemps pour célébrer leur titre, après quoi ils devaient déjà se soucier de rebâtir leur équipe.

Ils ont perdu au cours de l'été leur premier gardien, Antoine Bibeau, un espoir des Maple Leafs de Toronto. Leur défenseur étoile Guillaume Gélinas était quant à lui à sa dernière saison chez les juniors et est parti tenter sa chance avec le Wild du Minnesota. Même chose pour Sam Henley. Le capitaine de l'équipe championne, «le coeur et l'âme des Foreurs», essayera d'épater l'Avalanche du Colorado.

Mais la plus grande perte des Foreurs est sans doute celle d'Anthony Mantha. L'attaquant a enfilé 57 des 306 buts de son équipe en saison. Mantha tentera à l'automne de se tailler une place chez les Red Wings de Detroit.

Cette saison, celle de l'après-Mantha, l'entraîneur Mario Durocher l'aborde sereinement. «On était une équipe jeune l'année dernière. Nos jeunes, ils reviennent et ils ont hâte de reprendre le flambeau, d'embarquer sur la première unité de l'avantage numérique, d'avoir plus de temps de glace, plus de responsabilités», note Durocher.

Les champions en titre sont loin d'être favoris cette année. L'Océanic de Rimouski, les Remparts de Québec ou le Drakkar de Baie-Comeau sont loin devant.

L'expérience de la victoire

Mais les Foreurs ont plusieurs atouts: ils font partie d'une division plus faible - pourraient donc se positionner favorablement pour les séries - et leurs jeunes joueurs ont appris à gagner dans l'adversité le printemps dernier.

«Dans la division Ouest, tout le monde va se battre pour la première place. Toutes les équipes ont des points forts et des points faibles. Le départ sera important, note Mario Durocher. Si on termine premiers de notre division, on termine au troisième rang de la Ligue et on se positionne bien pour les séries.»

De l'année dernière, les Foreurs retrouvent 14 joueurs. Ils ont tous connu le parcours de rêve de l'équipe. Ils étaient là quand la série contre les Voltigeurs de Drummondville s'est terminée en six matchs, quand celle contre les Mooseheads d'Halifax a été gagnée en sept, tout comme la suivante contre le Drakkar de Baie-Comeau. Ils étaient là quand l'équipe s'est inclinée en troisième prolongation à la Coupe Memorial.

«Ceux-là comprennent pourquoi le patin à la fin de l'entraînement est nécessaire. Ils ne rechignent plus. Ils savent ce que ça prend pour se rendre jusqu'au bout», explique Durocher.

L'entraîneur misera beaucoup cette saison sur trois attaquants qui en sont à leur troisième année dans l'uniforme vert et or: Nicolas Aubé-Kubel, Anthony Richard et Anthony Beauregard. Ces trois-là constituaient la deuxième ligne de l'équipe l'année dernière.

«Je me sens mieux cette année en début de saison que l'année passée. Je ne savais pas ce qu'Aubé-Kubel, Richard et Beauregard me donneraient, rappelle Mario Durocher. Souvent, la deuxième année est la plus difficile. Mais ils ont relevé leur jeu d'un cran. Ils nous ont donné la profondeur nécessaire pour gagner.»

Mario Durocher est toutefois réaliste. Les prouesses offensives des Foreurs sont probablement chose du passé. La défense de l'équipe est extrêmement jeune. «Cette année, on va demander à nos attaquants de soutenir les défenseurs, dit l'entraîneur. L'année dernière, c'était l'inverse.»

Mais, d'une façon ou d'une autre, peut-être sans l'avalanche de buts, certainement sans Anthony Mantha, Mario Durocher pense que les Foreurs peuvent gagner encore cette année. «On n'est pas en reconstruction, assure-t-il. On se bat pour la première place de notre division.»




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