Bruno Labelle a vraiment l’impression de se rapprocher de son rêve en Arizona.

Frédéric Daigle La Presse Canadienne

L’ailier rapproché québécois a signé un contrat avec les Cardinals de la NFL à titre de joueur autonome après le dernier repêchage du circuit Goodell. Il est persuadé que c’est avec cette formation qu’il a la meilleure chance de se tailler une place.

« Je pense que lorsque tu arrives sur le marché des joueurs autonomes, une grande partie de l’équation repose sur l’intérêt mutuel entre l’organisation et le joueur, a-t-il dit jeudi au cours d’une visioconférence mise sur pied par les Cards à l’intention des médias québécois. Je pense qu’avec les Cards, il y avait un grand intérêt mutuel. C’était un bon “fit” en termes de position et d’opportunité de gagner une place au sein de la formation. C’était donc la meilleure place pour moi où me retrouver.

« J’avais une bonne relation avec Steve Heiden (l’entraîneur des ailiers rapprochés des Cards) et je croyais que j’avais une bonne chance de me battre pour un poste quand je regardais leur formation. »

Le footballeur de six pieds quatre et 248 livres, qui aura 24 juin, est arrivé en Arizona au début du mois pour un mini-camp des recrues de trois jours. Au cours des dernières semaines, il a pris part aux premières activités d’équipe obligatoires.

« Ce sont des entraînements, on apprend le cahier de jeux, on passe du temps en gymnase et en réunion. C’est complet comme horaire ! »

Jusqu’ici, celui qui a joué son football universitaire avec les Bearcats de l’Université de Cincinnati s’acclimate plutôt bien à la vie chez les professionnels.

« Il y a une bonne courbe d’apprentissage, mais ça se passe assez bien. J’ai de bons entraîneurs, je suis très bien entouré. Comme dans n’importe quel nouvel environnement, ça demande un peu de temps pour s’adapter, mais je ne me sens pas dépaysé. Je me sens à ma place et je suis heureux de ma progression depuis mon arrivée.

« Je pense que ça à voir beaucoup avec les entraîneurs, qui ont processus et un plan pour faciliter notre transition des rangs universitaires aux professionnels. Il y a des étapes à franchir, mais jusqu’à l’instant, ça va bien. […] C’est mon travail, je le fais 24 heures sur 24. Mais je ne me plains pas : il y a des changements à apporter, mais rien qui soit hors de ma portée. »

Réputé pour son jeu physique, Labelle a hâte de pouvoir se faire valoir.

« Le plus gros aspect en ce moment c’est d’apprendre le cahier de jeux ; les entraîneurs sont tous conscients de ça. Oui, il y a des situations pour se mettre en valeur et je profite de ces opportunités à 100 %. Mais c’est certain que lorsqu’on enfilera notre équipement, ce sera davantage l’occasion pour moi de montrer ce que je sais faire. »

Labelle demeure dans la région de Tempe pour la suite des activités obligatoires des Cards. Le camp s’ouvrira officiellement le 22 juillet, au stade de l’Université de Phoenix.