(Toronto) Le commissaire Randy Ambrosie continue de travailler avec le gouvernement fédéral, mais il ne s’attend pas à une aide financière spécifique pour la Ligue canadienne de football pour l’aider à traverser la pandémie de COVID-19.

Dan Ralph
La Presse canadienne

La LCF a approché Ottawa le mois dernier pour obtenir de l’aide financière. La proposition de la ligue couvrait trois phases : 30 millions immédiatement, des sommes additionnelles pour une saison écourtée et jusqu’à 120 millions de plus en cas d’annulation du calendrier 2020.

« Pour le moment, nous poursuivons les discussions avec le gouvernement fédéral, a déclaré Ambrosie mardi. Ils nous ont orientés vers des programmes qu’ils ont créés et qui sont accessibles à d’autres entreprises. Nous étudions actuellement ces programmes.

Présentement, c’est là où nous en sommes. Nous étudions ce qui peut nous aider parmi les programmes existants au lieu d’attendre un programme conçu pour nous. »

Comme tous les sports professionnels, la LCF a été sévèrement touchée par la pandémie. La semaine dernière, le commissaire a indiqué aux détenteurs d’abonnements saisonniers du circuit que le meilleur scénario serait une saison écourtée disputée à compter de septembre. Il a toutefois répété que d’annuler la saison fait toujours partie des options.

La LCF étudie également la possibilité de jouer ses matchs à huis clos, ce qui constituerait tout un défi au niveau financier pour ses franchises, qui comptent énormément sur leurs revenus de billetterie.

Les équipes du circuit ont tout de même eu à faire face à certaines dépenses en 2020, comme les bonis aux joueurs, entraîneurs et aux opérations football, tout comme les salaires des employés administratifs et les coûts fixes. Certains se demandent si une demi-saison à huis clos serait viable.

« Dans le meilleur des cas, ça demeurerait un défi au point de vue financier, a déclaré Ambrosie. De la façon dont nous entrevoyons l’avenir à compter de 2021 peut par contre servir de motivation à souffrir un peu en 2020.

Si vous entrevoyez de souffrir après 2020, j’admets cependant que ce n’est pas très intéressant. […] Cela crée une pression énorme à tous points de vue. »

Réouverture des stades

Ambrosie a ajouté que la ligue discuterait au courant de la semaine avec ses équipes au sujet de la réouverture de leurs complexes. La LCF a ordonné en mars d’interdire l’accès aux complexes d’entraînement. Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement ontarien a donné la permission aux clubs de la LCF de la province le droit de les rouvrir.

Cela permettrait aux joueurs, entraîneurs et personnel de direction des Argonauts de Toronto, des Tiger-Cats de Hamilton et du Rouge et Noir d’Ottawa de retrouver leurs installations, pour autant que de stricts protocoles de santé et sécurité soient mis de l’avant.

« C’est ce que nous allons discuter cette semaine, a admis Ambrosie. Nous voulons être très prudents afin de faire les choses comme il se doit. […] Vous devez non seulement avoir un bon plan, mais être capable de l’exécuter. »

Un autre scénario étudié est celui de disputer le calendrier 2020 dans des pôles. Les villes d’Edmonton, Regina et Winnipeg seraient alors considérées, tout comme le sud de l’Ontario.

« Vous avez deux stades, le BMO Field et le Tim Hortons Field, qui sont très rapprochés, a noté Ambrosie. Vous avez des complexes d’entraînement aux universités Western, Guelph, Waterloo, Laurier, McMaster, de Toronto et York. C’est intéressant comme perspective. Mais nous n’avons pas encore pris de décision. »

Dans ce scénario, le plan de présenter le match de la Coupe Grey dans la ville finaliste ayant eu la meilleure fiche en saison pourrait ne pas tenir.

« Il est toutefois trop tôt pour tirer quelque conclusion que ce soit, a dit Ambrosie. Nous ne savons pas ce qui va arriver. […] Rien n’est encore coulé dans le béton. »