L'animosité est toujours présente, mais l'état de leur vieille rivalité est présentement la dernière préoccupation des Ravens de Baltimore et des Steelers de Pittsburgh.

Publié le 30 sept. 2015
Will Graves ASSOCIATED PRESS

Les deux équipes qui fouleront le Heinz Field jeudi soir se battront pour un enjeu plus important que la suprématie dans la section Nord de l'Américaine. Ils se battront pour rappeler qu'ils font toujours partie des prétendants au titre dans la NFL.

Les Ravens (0-3) connaissent leur pire début de saison depuis que l'équipe a déménagé à Baltimore il y a deux décennies, tandis que la puissante machine offensive des Steelers (2-1) a potentiellement frappé un mur en raison d'une blessure au genou gauche subie par le quart Ben Roethlisberger dimanche dernier à St. Louis.

Si les Steelers veulent maintenir la cadence imposée par les Bengals de Cincinnati (3-0), ils devront le faire avec Michael Vick derrière le centre. Si les Ravens veulent éviter de se retrouver dans une posture dans laquelle peu d'équipes s'y étant retrouvés ont atteint les éliminatoires, ils devront le faire avec une défensive qui a perdu son identité en l'absence du secondeur Terrell Suggs, blessé.

«Nous pouvons accomplir beaucoup de choses cette saison, nous devons simplement mieux jouer, a dit l'entraîneur-chef des Ravens, John Harbaugh. Nous devons être meilleurs dans les moments importants. Nous devons être meilleurs quand vient le temps de fermer la porte.»

C'est quelque chose que les Steelers ont - tout juste - réussi après que Roethlisberger eut subi une entorse ligamentaire et une contusion osseuse lors du troisième quart face aux Rams. Vick, embauché vers la fin du camp d'entraînement, a complété cinq de ses six passes et la défensive des Steelers a fermé la porte afin de permettre à l'équipe de l'emporter 12-6.

Même s'il ne se sera entraîné que deux fois avec la première unité offensive, Vick croit qu'il pourra faire le travail face aux Ravens. Il ne faut simplement pas s'attendre à le voir imiter Roethlisberger.

«Je ne peux pas me présenter sur le terrain et commencer à improviser des jeux et tout changer, a dit Vick. Cette offensive est capable de réussir plusieurs bonnes choses. Nous devons simplement travailler fort.»

Roethlisberger espère pouvoir laisser ses béquilles dans le vestiaire et se rendre sur les lignes de touche, jeudi, pour aider Vick, qui en sera seulement à un quatrième départ en 23 mois.