Comme il fallait s'y attendre, Brian Bratton était secoué dans le vestiaire des Alouettes. Les yeux humides, le receveur tentait d'expliquer ce qui venait de se produire sur le dernier jeu du match.

Mis à jour le 19 nov. 2012
Miguel Bujold LA PRESSE

«Je ne sais pas s'il [Pacino Horne] a fait dévier le ballon, mais il a obstrué mon champ de vision. Je l'ai vu plonger, et la prochaine chose que j'ai su, le ballon était déjà sur moi», a raconté le vétéran de six saisons.

«Il n'y a pas grand-chose que je puisse dire de plus. C'est impossible d'expliquer comment je me sens. On s'attendait à gagner ce match, et c'est très difficile à accepter compte tenu de tous les obstacles auxquels on a été confrontés cette saison. J'ai l'impression qu'on a perdu à cause de moi», a dit Bratton.

Victime de deux interceptions, Anthony Calvillo a également accepté une large part du blâme. «Je me sens comme de la merde. On s'attend à ce que je réussisse les jeux importants en tant que meneur de cette équipe, et j'en n'ai pas fait assez», a-t-il tranché.

Le quart-arrière s'en voulait pour trois de ses jeux en particuliers, soit ses deux interceptions et une passe destinée à Jamel Richardson qu'il a ratée au 3e quart.

«Je n'ai jamais vu le joueur [Marcus Ball] lors de ma première interception, et je n'aurais jamais dû lancer le ballon lors de ma deuxième. Puis, Jamel était libre pour un long jeu au 3e quart, mais ma passe était trop longue. Ces trois jeux nous ont fait très mal.»

Calvillo a dit à nouveau qu'il ne savait toujours pas s'il serait de retour pour disputer une 20e saison, en 2013. «Je vais me donner le temps de réflexion nécessaire. Ça ne m'a même pas effleuré l'esprit.»

Trop de longs jeux

Selon Marc Trestman, son équipe a accordé trop de longs jeux et a commis trop de revirements pour pouvoir vaincre les Argonauts.

«Ils ont réussi plusieurs longs gains, alors qu'on n'en a pas réussi assez. On a été incapables de profiter de notre bonne position sur le terrain à quelques reprises, et les revirements ont été déterminants», a résumé l'entraîneur-chef.

Jim Popp abondait dans le même sens que son pilote. «On a eu plusieurs occasions de remporter le match, mais on a commis trop d'erreurs. Je ne crois pas que les Argonauts forment une meilleure équipe, mais aujourd'hui, ils ont été meilleurs que nous.»