Des courriels révèlent qu'un ancien président de l'Université Penn State, aux États-Unis, a accepté de ne pas dévoiler aux autorités les allégations d'agressions sexuelles à propos de l'ancien entraîneur de football adjoint Jerry Sandusky, mais s'inquiétait que des responsables de l'Université seraient «vulnérables» si ces allégations n'étaient pas rapportées, a dévoilé un média.

ASSOCIATED PRESS

Selon CNN, les courriels, tout d'abord dévoilés par NBC, ont suivi le témoignage, en 2001, d'un adjoint qui disait avoir vu Sandusky agresser sexuellement un garçon dans les douches d'un vestiaire de l'équipe.

L'ancien entraîneur adjoint a été reconnu coupable, plus tôt en juin, de 45 chefs d'accusation d'agressions sexuelles sur 10 garçons après que le scandale ait éclaté, l'an dernier. L'affaire a ébranlé l'un des programmes de sports les plus célèbres des États-Unis, déboulonnant le mythe d'une équipe universitaire au-dessus des scandales frappant d'autres équipes dans divers États.

Les courriels révèlent que le directeur des programmes athlétiques Tim Curley et le vice-président à la retraite Gary Schultz désiraient rapporter les allégations, avant de se raviser. Le président de l'époque, Graham Spanier, a répondu qu'il «appuyait» leur plan, mais disait s'inquiéter que les trois hommes pourraient «devenir vulnérables pour ne pas en avoir fait mention».

Le scandale a mené au licenciement de M. Spanier et du légendaire entraîneur Joe Paterno, ainsi qu'au dépôt d'accusations contre MM. Curley et Schultz, soupçonnés de parjure pour leur témoignage devant un grand jury et pour ne pas avoir rapporté les allégations d'agressions sexuelles. Les deux hommes nient les allégations et ont demandé à un juge d'annuler les accusations. M. Spanier n'a pas été accus