(Los Angeles) James Harden, transféré la semaine passée de Brooklyn à Philadelphie après à peine plus d’un an passé chez les Nets, a assuré mardi que les Sixers avaient toujours été son « premier choix » dès lors qu’il a voulu quitter Houston en 2021.

Mis à jour le 15 février
Agence France-Presse

« Au début, Philadelphie était mon premier choix. Mais ça ne s’est pas fait. Pourtant, je savais depuis très longtemps que c’était l’endroit parfait. Parce qu’il y a le meilleur intérieur de la ligue, Joel Embiid », a-t-il dit en conférence de presse.

Le MVP 2018 va en effet composer un duo de choc avec le pivot camerounais — impressionnant depuis plusieurs mois et candidat sérieux au titre de meilleur joueur de la saison — et se veut confiant sur les automatismes à rapidement parfaire entre eux, à deux mois du début des séries éliminatoires.

« Son niveau de jeu en ce moment est incroyable et je pense que nous nous complétons. Nous avons ce qu’il faut pour trouver des solutions ensemble. J’ai l’impression de pouvoir aussi rendre mes coéquipiers meilleurs, je suis là pour apporter ma contribution dans un noyau de joueurs excellents », a expliqué « The Bard » (le barbu) qui ne fera ses débuts sous son nouveau maillot qu’après le All-Star Game de ce week-end, pour lequel il a d’ailleurs déclaré forfait.

À Philadelphie, Harden retrouve Daryl Morey, son ancien gérant général chez les Rockets qui a tenté de l’enrôler l’an passé, et semble impatient d’évoluer sous les ordres de Doc Rivers, l’entraîneur principal des Sixers.

« La chance de ma vie »

« Je vais travailler avec l’un des meilleurs coaches qui soit. Pourquoi ne voudrais-je pas être dirigé par lui ? Je joue depuis longtemps, mais lui est là depuis bien plus longtemps et il est plus expérimenté que moi. Et en tant que joueur, j’ai encore besoin d’aide, j’ai encore besoin d’apprendre », a-t-il assuré.

Le triple meilleur marqueur de la Ligue (2018, 2019, 2020), qui s’est engagé avec les 76ers dans le cadre d’un échange avec le meneur australien Ben Simmons, reste sur un échec à Brooklyn, où le « Big 3 » qu’il formait avec Kevin Durant et Kyrie Irving n’a fonctionné que par de rares étincelles, chacun ayant été blessé à tour de rôle, quand la COVID-19 ne s’en est pas mêlé, Irving étant toujours interdit de jouer à New York, car non vacciné.

La situation de ce dernier « a très peu » joué dans sa décision de quitter Brooklyn, a affirmé Harden. « Kyrie et moi sommes de très bons amis. Peu importe ce qu’il a traversé, c’est son choix personnel. Mais cela a certainement eu un impact sur l’équipe. C’est malheureux que nous n’ayons joué que 16 matchs ensemble. C’est comme ça… »

« Il y a 14 mois, je ne me voyais pas jouer pour trois équipes différentes. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, beaucoup de stress. Mais peu importe, c’est du passé. Je suis heureux, en bonne santé et… c’est la chance de ma vie », a-t-il conclu.