Les Raptors de Toronto entament un séjour de quatre matchs à l’étranger en quête de solutions.

Neil Davidson
La Presse Canadienne

Toronto et Detroit sont les seuls clubs de la NBA comptant une seule victoire, à ce point-ci.

Pour les Raptors, le séjour dans l’Ouest débutera mercredi à Phoenix (5-2), avant de continuer à Sacramento, Golden State et Portland.

« C’est dur, a reconnu Fred VanVleet après le revers contre Boston à Tampa, lundi. Le basket peut vous briser le cœur.

« Je sais que nous sommes très bien payés et à part la venue au monde de mes enfants, rien ne m’a donné d’aussi belles sensations. Par contre, le basket peut aussi vous envoyer au tapis. »

« Quand ça va très bien, merveilleux. Quand ce n’est pas le cas, ça fait mal. Je donne tout ce que j’ai à cette équipe. Ça me tient à cœur et ça me dérange pendant la nuit.

« C’est dur comme situation. Nous avons beaucoup de chemin à faire. La saison est encore jeune, nous avons beaucoup de talent et des gars qui peuvent corriger le tir.

« Il faut rester positifs, continuer de croire en nous et trouver de quelle façon se replacer. »

La défense, le peu de rebonds et le manque d’opportunisme sont les problèmes principaux.

L’entraîneur Nick Nurse n’a pas mâché ses mots, disant que sa troupe aurait dû montrer plus d’ardeur en milieu de match, lundi. VanVleet est bien d’accord.

« Ce qui est gênant et décevant est au niveau de la volonté de se battre, a dit VanVleet. Laisser un écart de quatre ou huit points devenir un retard de 20 points en peu de temps. Nous devons avoir plus de fierté que ça. »

Seul Golden State a un pire différentiel de rebonds ; il est clair que les Raptors en arrachent à ce niveau, suite aux départs de Serge Ibaka et Marc Gasol.

Lundi, VanVleet, à six pieds un, a mené les siens pour les rebonds dans un deuxième match d’affilée.

Nurse en appelle à du basket à l’ancienne, disant que l’adversaire se nourrit des ennuis des Raptors au chapitre des rebonds.

« Il faut bloquer les voies et montrer plus de force, a-t-il dit. Il faut essayer de garder l’ennemi à l’écart. »

Globalement, Nurse n’a pas hésité à nommer des noms. Avant le match de lundi, il a dit que le manque de résultats de Terence Davis et Matt Thomas mène à plus de temps de jeu pour Stanley Johnson.

Le centre Aron Baynes n’a pas joué en deuxième demie, ayant raté ses cinq occasions de panier en première demie.

Malachi Flynn a été 0 en 6 en une quinzaine de minutes.

« Pour être honnête, il n’a pas fait grand-chose, n’est-ce pas ?, a dit Nurse. Et Norm (Powell) n’a pas très bien joué à ce point-ci.

« Même chose pour TD (Davis) et Matt (Thomas). Il faut mieux jouer. Il faut que ces gars-là en donnent plus, parce qu’ils peuvent en donner plus. »

Les réservistes ne l’ont pas impressionné en défense non plus. Au score des deuxièmes unités, Boston a prévalu 60-39.

« Les partants n’ont pas été très forts en défense non plus, a dit Nurse. Le blâme va à tout le monde, incluant moi. »

Ce qui n’aide pas, c’est d’être la seule équipe de la NBA n’ayant pas comme base son vrai marché. Le club a comme domicile temporaire l’Amalie Arena, du Lightning.

VanVleet concède que ça peut devenir lourd, tout en disant que chercher des excuses ne mène nulle part.

« Nous pouvons nous lamenter ou nous pouvons essayer de trouver des solutions, a-t-il mentionné.

« Mais c’est sûr que je me soucie de la santé mentale des gars, comme frère, comme coéquipier, comme ami. Ce n’est pas une situation facile. »