(Toronto) À l’approche du repêchage de la NBA (mercredi soir), les Raptors n’ont pas pu évaluer les candidats au complexe OVO, devant plutôt se fier davantage à du vidéo et des rencontres virtuelles.

Lori Ewing
La Presse Canadienne

Toronto détient les 29e et 59e choix.

Les Raptors ont trouvé des perles dans le passé comme Pascal Siakam 46e, en 2016, ou OG Anunoby 23e, en 2017.

En 2015, ils ont acquis Norman Powell dans un échange avec Milwaukee, qui l’avait choisi 46e.

La pandémie a amené bien des défis à cet égard, ayant causé l’annulation du March Madness et du combiné.

« Cela a (aussi) changé la routine de ne pas pouvoir leur montrer le centre d’entraînement ou aller souper avec eux (à Toronto) », a confié le directeur général des Raptors, Bobby Webster.

Mais ce qui retient encore plus l’attention, c’est le mystère planant sur à quel endroit le club sera basé, cette saison.

« Nous voulons que ce soit Toronto, mais nous explorons d’autres avenues en parallèle, a dit Webster. Le temps est un facteur majeur. »

Les camps débuteront le 1er décembre, et la saison régulière le 22 décembre.

Les règles liées à la frontière et à l’isolement, qui ont déplacé les Blue Jays vers Buffalo, pourraient forcer les Raptors à s’établir aux États-Unis.

Tampa, Fort Lauderdale et Nashville ont été avancées comme possibilités.

« Où que ce soit, vous pouvez imaginer le nombre immense de cases à cocher, a dit Webster. C’est sûr qu’il faudra être fixés aussi rapidement que possible. »

Il faut un centre d’entraînement, des installations médicales et un aréna correspondant aux standards de la NBA.

« Et la vie hors du terrain compte aussi, ajoute Webster. Nous demandons à des gens de chambouler leurs vies et d’aller quelque part où, potentiellement, ils seraient séparés de leurs familles pendant six ou sept mois.

« Nous voulons agir dans le respect et que ce soit un endroit sécuritaire, où les gens peuvent prendre leurs repères. »

Il y a aussi le dossier Fred VanVleet. Vendredi à 18 h, les joueurs autonomes pourront commencer à discuter avec les clubs. Il est parmi les athlètes les plus convoités dans la ligue.

Garder ses services est prioritaire, a dit Webster.

La NBA pourrait dévoiler au départ seulement la première portion de son calendrier.

Ce qui serait normalement la pause des étoiles pourrait devenir un bloc de jours pour disputer des matchs reportés, s’il le faut.