(Los Angeles) Feu vert, avec des réserves : les joueurs NBA, favorables à une reprise de la saison à 22 équipes, le 31 juillet à Orlando, veulent néanmoins poursuivre les négociations avec la ligue sur certains points avant un accord définitif.

Agence France-Presse

Après une première étape cruciale passée la veille, le vote écrasant (29 voix sur 30) des propriétaires des franchises en faveur du plan soumis par le commissaire Adam Silver, la deuxième s’apparentait à une formalité. Cela n’a pas été le cas, les joueurs ayant exprimé certains desiderata, qui ne semblent cependant pas de nature à bloquer le processus.

« Le syndicat des joueurs a approuvé de nouvelles négociations avec la NBA sur un scénario de retour au jeu à 22 équipes pour redémarrer la saison 2019-2020 de la NBA. Divers détails restent à négocier et l’acceptation de ce scénario exige encore que toutes les parties parviennent à un accord sur toutes les questions relatives à la reprise du jeu », indique dans un communiqué le syndicat NBPA, sans plus de détail.

Selon ESPN et le site The Athletic, citant des sources anonymes au sein du syndicat, la NBPA a tout de même donné son accord de principe pour le plan Silver, et les prochaines semaines serviront à peaufiner les détails et modifier ce qui doit l’être.  

Problème de date

Parmi ceux-ci figure notamment un point d’achoppement concernant la date de début de la prochaine saison, fixée au 1er décembre, avec un retour à l’entraînement prévu autour du 10 novembre, affirme ESPN citant la directrice générale de la NBPA Michelle Roberts. Elle s’était dite « surprise » jeudi par ce choix de calendrier.

L’épilogue de la saison actuelle, suspendue depuis le 11 mars et le test positif à la COVID-19 du Français Rudy Gobert (Utah Jazz), est prévu le 12 octobre au plus tard si les finales se jouent en sept matchs. Cela ne laisserait en effet qu’un mois de repos pour les finalistes, et à peine un peu plus pour les joueurs ayant disputé les séries éliminatoires.

Le jeu reprendrait le 31 juillet à Orlando, où seraient rassemblées 22 équipes sur le site « ESPN Wide World of Sports Complex », qui dispose de trois salles, ainsi que d’hôtels capables d’accueillir les délégations (limitées à 35 personnes).

Selon ESPN et The Athletic, la ligue a notamment proposé aux joueurs de limiter à 1600 le nombre de personnes sur site. Chaque délégation de club ne devant pas dépasser 35 personnes, les joueurs auraient le droit de recevoir la visite de trois membres de leur famille, après le premier tour des séries éliminatoires.  

Tous devraient rester à l’intérieur de la bulle. Et si Disney World sera a priori ouvert au public courant juillet, leur zone sera inaccessible.

Bruits de foule recréés ?

Concernant les protocoles sanitaires, des tests au coronavirus seraient effectués tous les jours, probablement par le biais d’écouvillons buccaux et nasaux légers, non invasifs.

Si un joueur contracte le virus, il sera placé sous quarantaine durant sept jours minimum. À ce titre, jeudi Adam Silver avait précisé que l’entourage proche ferait l’objet d’une surveillance accrue et qu’un tel scénario n’empêcherait pas les matchs de continuer à se jouer.

Chaque équipe jouerait huit matchs de la saison régulière, suspendue depuis le 11 mars et le test positif à la COVID-19 du Français Rudy Gobert (Utah Jazz). Après quoi des barrages éventuels auraient lieu pour la 8e place qualificative pour les séries éliminatoires, au meilleur des sept matchs, comme d’habitude, jusqu’au 12 octobre maximum.

Plusieurs détails ont affleuré vendredi, rapportés par The Athletic, comme la proposition faite aux équipes de jouer deux à trois matchs amicaux avant de reprendre la saison régulière, vu qu’elles seront arrivées à Disney World le 7 juillet.

Pour pallier le manque d’ambiance dû au huis clos, des bruits de foule pourraient se faire entendre dans les salles, via les sons recréés dans le jeu vidéo NBA2K. La NBA et la NBPA discutent concernant d’autres idées pour éviter que cela sonne creux.

Enfin, les joueurs, qui ont accepté une réduction de 25 % de leurs salaires depuis la mi-mai, devraient à nouveau en percevoir l’intégralité au moment de rejouer.

Encore faut-il qu’ils le fassent.