(Arlington) Dans le contexte du premier arrêt de travail des ligues majeures en 26 ans, le commissaire Rob Manfred et le chef du syndicat des joueurs, Tony Clark, présentent des points de vue diamétralement opposés.

Publié le 2 déc. 2021
Stephen Hawkins et Ronald Blum Associated Press

Leurs divergences laissent croire à un long lock-out.

Lors de conférences de presse distinctes, Manfred a dit que la proposition du syndicat d’un accès plus rapide à l’autonomie et à l’arbitrage salarial nuirait aux petits marchés.

Clark, le premier ancien joueur à diriger le syndicat, a accusé Manfred de « fausses déclarations » dans sa lettre aux partisans.

PHOTO LM OTERO, AP

Le chef du syndicat des joueurs, Tony Clark

Clark a dit « avec le temps qui semble avoir été accordé à écrire cette lettre, il aurait été bénéfique pour le processus d’avoir passé autant de temps à négocier ».

« Il est inutile de poursuivre le dialogue, ajoute Clark. À la première apparence de conflit depuis longtemps, le baseball a pris la décision stratégique de décréter un lock-out. »

Le différend menace le début des camps le 16 février et le début de la saison régulière le 31 mars.

Un accord d’ici la mi-mars est nécessaire pour une saison complète.

À bien des égards, après 26 ans et demi sans conflit de travail, les parties sont revenues aux querelles amères qui ont marqué huit arrêts de travail de 1972 à 1995.

Cela inclut une grève de sept mois et demi qui a mené à l’annulation de de la Série mondiale en 1994.

Les propriétaires ont mis en lock-out les joueurs à 0 h 01 jeudi après l’expiration de la convention collective, qui datait de cinq ans.

« Si vous jouez sans qu’il y ait un accord, vous êtes vulnérable à une grève à tout moment, a déclaré Manfred.

« En 1994, la MLBPA a choisi août, à l’approche des gros revenus des séries. Nous voulions retirer cette option et essayer de forcer les parties à régler les problèmes et à obtenir un accord maintenant. »

Les joueurs ont obtenu l’arbitrage salarial en 1974 et un accès à l’autonomie deux ans plus tard.

La plupart des conflits précédents étaient centrés sur l’augmentation des gros salaires causée par les deux éléments plus haut.

Il y avait aussi les demandes, principalement des propriétaires de petits et moyens marchés, de contrôler les coûts et d’augmenter leur capacité à être compétitifs.

La direction a gagné une série de restrictions ces deux dernières décennies comme une taxe de luxe, entraînant une baisse du salaire moyen.

« Concernant toute une liste de sujets, ils nous ont dit qu’ils ne négocieraient pas, a déclaré Bruce Meyer, l’avocat en chef des joueurs. Ils ne seront pas d’accord, par exemple, pour étendre l’éligibilité à l’arbitrage salarial. »

« Ils n’accepteront aucune voie pour qu’un joueur accède à l’autonomie plus tôt. »

« Ils n’accepteront rien qui permettrait aux joueurs d’avoir des moyens supplémentaires d’obtenir du temps de service pour lutter contre la manipulation de ce temps de service. »

Le syndicat est en colère contre le fait que ces dernières saisons, de nombreux clubs ont largué des vétérans au profit de la reconstruction, tout en accumulant des joueurs d’espoir.

« Nos propositions affecteraient positivement l’équilibre concurrentiel, a dit Meyer.

« Nous avons tous vu ces dernières années le problème des équipes qui ne semblent pas essayer de mettre la meilleure formation sur le terrain. »

Manfred n’est pas du même avis.

« Nous avons déjà des équipes de marchés plus petits qui ont du mal à rivaliser, a dit Manfred. Écourter le temps pendant lequel ils contrôlent leurs joueurs rendrait encore plus difficile pour eux d’être compétitifs.

« C’est aussi une mauvaise chose pour les partisans dans ces marchés. La réaction la plus négative est lorsqu’un joueur part comme joueur autonome.

« Une voie plus rapide vers ça, ce n’est pas quelque chose que nous voyons comme un élément positif. »