(Toronto) Avec un noyau solide ancré par certains des meilleurs jeunes joueurs du baseball, le directeur général des Blue Jays, Ross Atkins, est optimiste quant aux possibilités de l’équipe torontoise.

Gregory Strong La Presse Canadienne

Une poussée en septembre a presque permis à Toronto de prendre part au match éliminatoire de l’Américaine, à tout le moins

Atkins espère que le club pourra s’appuyer sur cela en vue de la campagne 2022.

« Nous ne sommes pas encore là où nous voulons être, a déclaré Atkins. Il faudrait pour ça cheminer loin en séries. Mais nous croyons que nous avons continué de faire mieux. Nous sommes en meilleure position qu’il y a un an. »

Les Blue Jays n’ont pas eu peur de dépenser ces deux dernières années. Hyun Jin Ryu (80 millions, quatre ans) et George Springer (150 millions, six ans) ont signé des accords lucratifs, comme joueurs autonomes.

Atkins, s’exprimant mercredi lors d’un appel vidéo avec les médias, a dit que les propriétaires du club ont toujours été flexibles au niveau de la masse salariale. Il s’attend à ce que cela continue.

« C’est notre désir et c’est notre compréhension, a-t-il déclaré. En ce moment, nous pensons que nous aurons le soutien. »

Le deuxième but Marcus Semien et le gaucher Robbie Ray sont en voie de devenir joueurs autonomes.

Ils devraient s’enrichir beaucoup suite à de brillants rendements, lors de contrats d’un an.

Semien a récolté 45 circuits et 102 points produits.

Ray peut aspirer au Cy Young. Il a montré une moyenne de 2,84, en plus de mener les grandes ligues avec 248 retraits au bâton.

Atkins espère que les conversations se poursuivront avec les deux joueurs, ajoutant que l’équipe est également intéressée par le gaucher Steven Matz, qui peut lui aussi devenir joueur autonome.

Toronto pourrait aussi chercher un troisième but et dénicher quelques frappeurs gauchers. Augmenter la profondeur du personnel de lanceurs peut également être considéré, via l’autonomie ou un échange.

Les Blue Jays (91-71) ont balayé Baltimore lors du dernier week-end de la saison, mais cela n’a pas suffi à rattraper Boston et New York, pour le match éliminatoire.

Jose Berrios, acquis au cours de la saison, a contribué à stabiliser la rotation.

Le retour de Springer après un troisième passage sur la liste des blessés a renforcé l’alignement et aidé les Blue Jays à rester dans la course.

Cependant, diviser les honneurs d’une série contre le Minnesota l’avant-dernier week-end a été coûteux, tout comme perdre une série contre les Yankees la semaine dernière.

Gagner leurs trois derniers matchs contre les Orioles a rendu les choses intéressantes, mais les Blue Jays n’ont pas obtenu l’aide dont ils avaient besoin pour prolonger leur campagne.

Vladimir Guerrero a connu une saison digne d’un joueur le plus utile, la recrue Alek Manoah a épaté et Jordan Romano s’est révélé un stoppeur efficace.

Bo Bichette a terminé deuxième dans les majeures avec 191 coups sûrs et Teoscar Hernandez a fini troisième dans les grandes ligues avec 116 points produits.

Les Blue Jays ont mené le baseball majeur avec 262 circuits, dépassant le record du club de 257 en 2010.

Guerrero a partagé la tête des grandes ligues avec 48 circuits.

L’équipe est retournée au Rogers Centre à la fin juillet et la capacité a été doublée à 30 000 personnes la semaine dernière, après un allègement des restrictions provinciales.

Les Jays ont obtenu le meilleur pourcentage de victoire de leur histoire à la maison (,694, grâce à une fiche de 25-11).

« Nous n’avons pas besoin de changements profonds, a dit Atkins. Nous sommes ouverts à ressembler beaucoup au club que nous avions à la fin de la saison. »