Ubaldo Jimenez apprécie vraiment toute l'attention qu'il reçoit, en lien à sa brillante saison, mais il reste toujours aussi modeste - haussant les épaules et esquissant un sourire timide, quand on lui demande s'il mérite toute cette attention.

Mis à jour le 14 juin 2010
Pat Graham ASSOCIATED PRESS

Grâce à une rapide à 100 milles à l'heure - qu'il alterne avec d'autres tirs donnant bien des maux de tête aux frappeurs, Jimenez est au coeur d'une saison de rêve. Avec une fiche de 12-1, le droitier dominicain des Rockies est seulement le sixième lanceur depuis 1920 avec un tel dossier après 13 verdicts. Sa moyenne, un minuscule 1,16, amène à l'esprit la mémorable saison 1968 de Bob Gibson avec St. Louis: un dossier de 22-9 et une moyenne de 1,12.

Dutch Leonard (Red Sox de Boston) revendique la moyenne la plus basse pour un partant depuis 1900, soit 0,96 en 1914. Celle de Jimenez en était bien près avant son dernier départ, dans lequel il a donné trois points en six manches. Il a tout de même signé le gain lors de ce match écourté par la pluie contre Toronto, vendredi.

Même si les brillantes sorties s'accumulent, Jimenez reste humble et terre à terre, balayant d'un mouvement de la main les superlatifs qu'on lui appose - une attitude qui reflète la façon dont ses parents l'ont élevé.

«Je suis toujours le même gars et j'essaie de répartir le crédit, a dit Jimenez. Je n'ai pas changé.»

Le succès amène toutefois des obligations et des responsabilités supplémentaires. Il en est conscient, accommodant aussi bien les amateurs voulant un autographe que les journalistes désirant lui parler, parfois juste avant qu'il ne doive sauter sur le terrain pour s'étirer.

«Si vous lancez bien, il faut que vous vous attendiez à cette attention, a dit Jimenez, 26 ans, qui a réussi le premier match sans point ni coup sûr de l'histoire des Rockies, le 17 avril à Atlanta. Tout le monde veut vous parler.»

En deux occasions jusqu'ici en 2010, Jimenez a blanchi l'adversaire pendant au moins 25 manches de suite. Un tel exploit n'avait pas été réussi depuis 1986, alors que Jack Morris l'a fait avec les Tigers. Et il replace les siens sur le droit chemin: de ses 12 gains, neuf ont été inscrits à la suite de défaites des Rockies.

Ce qui fait la différence pour lui, cette saison, c'est sa capacité à maîtriser sa balle rapide. Il y a ajouté beaucoup de mouvement, en plus de pouvoir compter sur une glissante, une cassante, une courbe et un changement de vitesse. Et chaque signe de son receveur Miguel Olivo semble être le bon.

«Il a une approche mature et le bon tempérament pour un lanceur, a dit Olivo. Il ne laisse rien l'affecter. Il ne va pas se laisser déranger par les situations corsées. Il va trouver le moyen de les traverser.»