En mettant l'accent sur sa «beauté incomparable», Rome a officiellement soumis sa candidature à l'obtention des Jeux olympiques d'été de 2024, tournant ainsi la page sur sa candidature pour les JO 2020 sabotée il y a trois ans en raison d'inquiétudes financières et ce, même si elle se trouve au centre d'un scandale de corruption qui prend de l'ampleur.

Publié le 11 sept. 2015
Andrew Dampf ASSOCIATED PRESS

Le maire Ignazio Marino, le président du comité de candidature, Luca Cordero di Montezemolo, et le président du Comité olympique italien, Giovanni Malago, ont signé les documents de mise en candidature à l'hôtel de ville, qui surplombe le Forum romain, avant de les faire parvenir au Comité international olympique.

Rome mise sur son histoire et sa culture: «aucune autre ville ne peut offrir un héritage artistique, culturel et historique s'étendant sur une aussi longue période», a souligné le comité de candidature. Marino a d'ailleurs suggéré, plus tôt cette année que les cérémonies de remise des médailles aient lieu au Colisée, une idée appuyée par le président du CIO, Thomas Bach.

Rome, qui a accueilli les Jeux d'été en 1960, a été la première ville à annoncer son intention de se porter candidate, l'an dernier. Elle bénéficie d'un fort appui du premier ministre italien, Matteo Renzi.

En 2012, le premier ministre de l'époque, Mario Monti, avait retiré la candidature de Rome en vue des JO 2020 en raison des conditions fiscales. La présente mise en candidature est présentée alors que l'économie italienne fait toujours du surplace et plein coeur d'un scandale grandissant de corruption, qui a valu à la capitale italienne le surnom de «Capitale de la Mafia.»

La date limite pour soumettre sa candidature a été établie au 15 septembre. Hambourg, en Allemagne, a déjà fait parvenir sa demande au CIO. Paris, Los Angeles et Budapest, en Hongrie, ont toutes signalé leur intention d'en faire autant. La ville hôtesse sera choisie en 2017.