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Sotchi 2014: le casse-tête russe de Jean-Luc Brassard

Jean-Luc Brassard... (Photo: François Roy, archives La Presse)

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Jean-Luc Brassard

Photo: François Roy, archives La Presse

Jean-Luc Brassard est à Sotchi depuis une semaine. Ce vétéran de quatre Jeux olympiques, habitué aux feux de la rampe, travaille pour la première fois dans les coulisses en qualité de chef de mission adjoint. Et ce qu'il voit en Russie, à huit mois des Jeux, le rassure et l'inquiète à la fois.

«Il y a de gros problèmes de circulation. Les distances ne sont pas très grandes, mais c'est très, très long, lance au bout du fil l'ancien bosseur, médaillé d'or à Lillehammer, en 1994. On ne veut pas que les athlètes deviennent des agents de voyages. On veut qu'ils restent concentrés sur le sport.»

La délégation canadienne présentement à Sotchi doit jongler avec une foule de pépins logistiques propres aux rendez-vous olympiques. Certains semblent évidents, comme trouver les chambres des athlètes dans le Village, s'assurer qu'elles soient situées près des transports, engager des traducteurs.

D'autres sont plus triviaux, mais nécessaires. «On a vu que certaines chambres n'avaient que trois cintres!» lance Brassard, qui note que le Canada fera livrer par cargo céréales, café et papier de toilette pour que les athlètes ne soient pas dépaysés.

Mais la congestion routière est ce qui a le plus frappé Brassard. Les Jeux n'auront pas lieu précisément à Sotchi, mais bien dans une ville voisine nommée Adler, ainsi que dans les montagnes. «C'est comme si les Jeux étaient à Montréal et que toutes les compétitions avaient lieu à Laval et Saint-Jérôme», illustre l'ancien athlète.

«Entre Adler et Sotchi, il y a 20 ou 30 km. Mais il y a tellement de trafic que ça prend deux heures. On dirait la Métropolitaine au croisement de l'autoroute 15 à l'heure de pointe! En plus, des gens se garent un peu partout. C'est une réalité différente de celle que l'on connaît en Amérique du Nord.»

Les autorités russes sont à construire une nouvelle autoroute et une voie ferrée entre la montagne et Adler. Elles assurent que le temps de transport entre les deux pôles n'excédera pas 30 minutes. Mais ces infrastructures sont encore en construction, tout comme plusieurs autres à Sotchi.

«À la montagne, on marchait dans la boue, entre les travailleurs. Les murs n'ont pas encore été peints», raconte Brassard.

«Il reste encore beaucoup à faire à huit mois des Jeux, mais les Russes peuvent certainement réussir le pari. Leur président est très motivé, c'est certain», note-t-il. On estime que les Jeux de Sotchi coûteront 50 milliards, faisant d'eux les plus chers de l'histoire olympique.

Drones et barbelés

Pour protéger ces investissements colossaux, les Russes n'ont pas lésiné sur la sécurité. Sotchi borde la mer Noire et le Caucase, une région instable. «La sécurité est omniprésente et avec raison. Sotchi se trouve à un jet de pierre de la Géorgie, de l'Abkhazie, de la Tchétchénie, note Brassard. Il y a une caméra tous les 25 mètres, en plus des patrouilles. Pour donner un exemple, à la montagne, chacun des pylônes du téléphérique est barbelé et muni d'une caméra!»

Les autorités ont prévu des drones dans les airs, des bateaux qui patrouillent sur la mer. Elles promettent les «Jeux les plus sécuritaires de l'histoire». Reste à voir si les Russes pourront tenir leurs promesses.

Ce qui est sûr, c'est que tout aura été fait par le Comité olympique canadien, dans l'ombre et en amont, pour débusquer les meilleures chambres pour les athlètes canadiens - qui pourront compter, le matin, sur des céréales comme à la maison...




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