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Basketball: les Américains conservent leur titre mondial

C'est la première fois que les Américains réussissent... (PHOTO PIERRE-PHILIPPE MARCOU, AFP)

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C'est la première fois que les Américains réussissent le doublé.

PHOTO PIERRE-PHILIPPE MARCOU, AFP

Cyril BELAUD
Agence France-Presse
MADRID

Les États-Unis, avec des joueurs aux allures d'extraterrestre, ont dominé la Serbie (129-92) en finale de la Coupe du monde messieurs de basketball, pour conserver leur titre mondial, dimanche à Madrid.

Le monde éberlué a redécouvert la puissance athlétique, la vitesse d'exécution et l'adresse irréelle des joueurs made in NBA. Seule peut-être l'Espagne - voire une équipe de France au complet - peut éviter semblable correction.

Jamais sans doute depuis 1992 et la «Dream Team» originelle, celle des Michael Jordan, Magic Johnson et Larry Bird, le gouffre entre les États-Unis et le reste du monde n'avait paru aussi béant.

Le choc est d'autant plus grand que cette équipe américaine ne comprend aucune des grandes vedettes actuelles de la NBA, de LeBron James à Kevin Durant en passant par Carmelo Anthony.

Mais elle dispose de plusieurs jeunes de grand talent, qui devraient prendre leur relais dans quelques années, comme Anthony Davis ou Kyrie Irving, insolent d'adresse dimanche.

C'est le cinquième titre mondial pour les Américains (après 1954, 1986, 1994 et 2010), qui n'avaient encore jamais réussi le doublé. Seules deux nations dans l'histoire l'avaient fait jusque-là : le Brésil (1959, 1963) et la Yougoslavie (1998, 2002).

Avec ce titre, les Américains, doubles champions olympiques sortants, sont directement qualifiés pour les JO-2016 à Rio.

L'empreinte de «coach K» 

Ils ont apporté une nouvelle preuve - si besoin en était - qu'ils disposent d'un réservoir sans fond. Seuls trois joueurs actuels (Derrick Rose, Rudy Gay et Stephen Curry) étaient au Mondial-2010, et deux (James Harden et Anthony Davis) aux J0-2012.

Ce succès qui marquera l'histoire porte l'empreinte de Mike Krzyzewski, lequel a inculqué sa rigueur, son sens du collectif et son leadership à ce groupe jeune et manquant d'expérience du jeu Fiba.

«Coach K» a remporté dimanche sa 75e victoire en 76 matchs à la tête de la sélection. Depuis la défaite en demi-finale du Mondial-2006 devant la Grèce - la seule qu'il ait connue -, les États-Unis en sont à 63 victoires d'affilée.

La Serbie, héritière de la Yougoslavie qui avait été la première à battre une équipe américaine composée de joueurs NBA dans un grand tournoi au Mondial-2002, n'a soutenu la comparaison que pendant quatre minutes.

Puis les Américains, qui avaient survolé tous leurs matches jusque-là (+32,5 points de moyenne avant la finale), ont croqué leur adversaire, 4e en 2010 et pourtant auteur d'un magnifique parcours jusque-là.

Les Serbes, victorieux de la France en demi-finales (90-85), ont bien abordé cette finale, derrière un Milos Teodosic prouvant à tous qu'il a bien le niveau pour évoluer en NBA.

La Serbie assommée

Concentrés et appliqués des deux côtés du terrain, ils ont pris 8 points d'avance (15-7, 4e), obligeant Krzyzewski à prendre un temps. Mais à partir de là, le feu nucléaire leur est tombé dessus.

Un phénoménal Irving et Harden ont impulsé un 28-6 (35-21, 10e) en six minutes, en enquillant à n'en plus finir à trois points. Rose a été le premier Américain à rater un tir primé après six réussites consécutives.

Complètement assommés, alors qu'ils avaient montré du basketball de qualité lors des premières minutes, les Serbes se sont liquéfiés en défense (30-56, 17e).

Irving (26 points au final, à 6 sur 6 à trois points) et Harden (23 pts) ont continué leur festival à trois points, et les États-Unis ont atteint la pause avec un écart aussi impressionnant (67-41) que leur adresse fantasmagorique derrière l'arc (69 %).

Le match a évidemment ensuite nettement perdu en intensité. La zone serbe n'a pas vraiment ralenti les Américains, qui ont marqué leur 100e point grâce à Davis (100-65, 25e).

Ceux-ci n'ont plus éprouvé le besoin d'en rajouter, cette finale, jouée depuis très longtemps, s'achevant dans une ambiance assez feutrée, hormis les ponctuels cris d'hostilité du public serbe.




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