(Los Angeles) Nike a dévoilé mercredi une nouvelle version des « chaussures magiques » portées par le Kényan Eliud Kipchoge lorsqu’il est devenu le premier homme à courir le marathon en moins de deux heures, et que la Fédération internationale d’athlétisme a décidé vendredi d’interdire en compétition.

Agence France-Presse

« Pour les coureurs, des records comme celui du mile en quatre minutes et le marathon en dessous de deux heures sont des baromètres de progrès, ce sont des obstacles qui ont testé le potentiel humain. Quand quelqu’un comme Eliud les franchit, notre conviction collective sur ce qui est possible change », a déclaré Tony Bignell, vice-président de la marque, responsable de l’innovation pour les chaussures.

« Les obstacles sont une source d’inspiration pour les innovateurs. Comme les athlètes, lorsqu’un obstacle se dresse devant nous, nous sommes mis au défi de penser différemment et de faire progresser la conception des chaussures pour changer la donne », a-t-il argué au cours du forum annuel de l’équipementier à New York.

Outre la nouvelle évolution de la chaussure Air Zoom Alphafly Next %, dédiée aux coureurs de demi-fond et de fond (au-delà de 800 m), Nike a présenté l’Air Zoom Vaporfly, qui s’adressera aux sprinteurs.

Ces deux modèles doivent être commercialisés cet été. Après quoi la Fédération internationale d’athlétisme décidera de leur homologation.

Bousculée par l’apparition des chaussures « magiques » qui ont permis de réaliser des performances hors-norme sur route, l’instance a pris vendredi dernier des mesures strictes en interdisant l’utilisation de prototypes en compétition et en régulant les caractéristiques des baskets.

L’instance mondiale a aussi annoncé qu’un groupe d’experts examinera désormais toute nouvelle technologie avant de la valider en compétition.

La dernière version Air Zoom Alphafly Next % contient des coussins d’air à l’avant, de la mousse au talon et plus qu’une seule lame de carbone dans la semelle, au lieu des trois présentes sur le modèle précédent.

PHOTO ALEX HALADA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon une analyse statistique du New York Times, les coureurs portant des Alphafly courent entre 4 et 5 % plus vite que les autres sur le marathon.

Depuis le record non homologué d’Eliud Kipchoge et l’énorme succès commercial qui en a découlé, aussi bien chez les coureurs professionnels qu’amateurs, le débat sur les nouvelles chaussures n’a cessé de faire rage.  

Selon une analyse statistique du New York Times, les coureurs portant des Alphafly courent entre 4 et 5 % plus vite que les autres sur le marathon.