De 16, il ne reste plus que 4 candidats au titre d’athlète québécois de la décennie. Ils s’affronteront en deux demi-finales, avant la grande finale dimanche. Pour prendre une décision éclairée au moment de voter, vous pouvez relire les plaidoyers de nos journalistes.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Simon Drouin Simon Drouin
La Presse

Méthodologie

Les quatre finalistes ont été déterminés par les votes du public entièrement. Les deux confrontations de demi-finales sont le fruit du hasard.

Alexandre Bilodeau c. Marie-Philip Poulin

Mikaël Kingsbury c. Alex Harvey

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Mikaël Kingsbury, ski acrobatique

Au sommet de son sport

Rarement un athlète québécois a-t-il dominé sa discipline comme Mikaël Kingsbury l’a fait au cours de la dernière décennie. Avec un titre olympique, quatre titres mondiaux, 16 globes de cristal et 57* victoires en Coupe du monde, le skieur acrobatique a réécrit le livre des records du ski de bosses. 

Aussi humble qu’à ses débuts, il a aussi gardé l’allure et le caractère du jeune athlète qui avait impressionné tous les spécialistes aux Jeux de Vancouver en 2010, en réussissant l’une des meilleures descentes de la compétition alors qu’il n’était encore qu’ouvreur de piste ! Dix ans plus tard, alors qu’il aborde sa 10e saison complète en Coupe du monde, l’athlète de 27 ans est toujours aussi affamé et entend bien continuer d’accumuler les victoires et les titres, question de rendre tous ses records un peu plus inaccessibles.

Lauréat du prix Lou-Marsh en 2018 à titre d’athlète par excellence au Canada, il a couronné cette année-là à PyeongChang sa quête de la médaille d’or olympique (il avait remporté l’argent à Sotchi en 2014), obtenant ainsi le dernier grand titre qui lui manquait. Plusieurs athlètes québécois ont brillé depuis 10 ans, mais aucun ne peut prétendre avoir un plus beau palmarès.

* Il y a des épreuves le 14 et le 15 décembre à Taiwoo.

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Alex Harvey, ski de fond

Athlète jusqu’au bout des ongles

Le palmarès d’Alex Harvey suffirait à lui seul pour le couronner athlète québécois de la décennie.

Au moins une médaille aux quatre premiers Championnats du monde auxquels il a participé, dans quatre épreuves différentes, dont deux fois l’or. Avant lui, aucun fondeur canadien masculin n’était monté une seule fois sur le podium. Durant cette séquence, quatre autres athlètes – trois Suédois et un Russe – ont atteint ce standard d’excellence. Parmi eux, aucun n’a réussi à remporter plus d’une médaille individuelle. Harvey l’a réussi quatre fois, dont l’or à l’épreuve reine, le 50 km, en 2017.

En Coupe du monde, il a accumulé 28 podiums, dont 7 victoires, pour un total de 30 durant sa carrière. Au pays, son ami Devon Kershaw suit avec 14 podiums et 3 victoires.

Les Jeux olympiques ? Certes, Harvey n’a pas réussi à briser ce plafond de verre, terminant quatrième du 50 km à sa dernière tentative en 2018. Mis à part l’échec de Sotchi, où les Russes se sont servis dans la pharmacie, sa copie aux JO n’est pas gênante : trois top 10 à Vancouver à l’âge de 21 ans, et quatre autres à PyeongChang, dont trois individuels.

Mais Alex Harvey est bien plus que cela.

Il est ce « ti-cul » qui a su s’affranchir d’un père célèbre pour tracer sa propre voie dans un sport largement dominé par les Scandinaves. Il est ce jeune frondeur de 22 ans qui a réduit au silence un stade bondé de dizaines de milliers de spectateurs à Oslo, en battant le meilleur sprinter norvégien aux Mondiaux de 2011. Il est cette personnalité qui en a attiré des dizaines de milliers d’autres chez lui, sur les plaines d’Abraham, pour donner un show d’adieu que personne n’oubliera.

Pendant 10 ans, chaque jour, il a été un athlète jusqu’au bout des ongles.

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