(Calgary) Bobsleigh Canada veut encore que Kaillie Humphries représente le pays sur la scène internationale, en dépit de la tension palpable entre les deux parties qui s’est même retrouvée devant les tribunaux.

Donna Spencer
La Presse canadienne

Une juge de Calgary a refusé la requête de Kaillie Humphries d’être libérée par la fédération Bobsleigh Canada.

La double championne olympique de bobsleigh avait demandé au magistrat une injonction afin de forcer sa fédération sportive à la libérer, de manière à ce qu’elle puisse participer aux essais américains à Lake Placid, dans l’État de New York, mercredi. Elle devait cependant obtenir la permission du juge.

Il s’agit du plus récent chapitre de la saga impliquant l’athlète âgée de 34 ans originaire de Calgary, après qu’elle eut déposé une poursuite de plusieurs millions de dollars contre Bobsleigh Canada (BCS).

« Kaillie est une championne du monde et une championne olympique. Nous voulons que Kaillie fasse partie de notre programme », a déclaré le directeur haute-performance de BCS Chris Le Bihan jeudi à la suite du verdict.

« Kaillie sera de toute évidence un espoir de médaille aux prochains Jeux olympiques, et il n’y a rien qui puisse être plus stimulant que de voir un athlète canadien grimper sur le podium », a-t-il ajouté.

La juge Cheryl Anderson a déterminé que cette manœuvre juridique n’était pas la bonne pour rendre une décision, puisque les fédérations sportives nationales et internationales ont créé une structure pour régler ce genre de conflit. Alors, que fera Humphries maintenant ?

« Nous avons quelques options. Nous les analysons présentement, a dit son avocat, Jeff Rath. Nous n’abandonnons pas la lutte, et nous continuerons d’avancer. »

La situation s’est envenimée après qu’elle eut déposé une plainte pour harcèlement contre un entraîneur.

Un avocat de BCS a mentionné que les preuves étaient insuffisantes pour justifier sa plainte.