Les journées commencent à raccourcir, les nuits sont de plus en plus fraîches. Ce n’est pas encore la fin de l’été, mais tôt ou tard, il faudra s’y préparer.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

Heureusement, le mois de septembre est souvent propice aux rassemblements de fin de saison, et ce septembre-ci ne fait pas exception. C’est ainsi que le festival Basecamp sera de retour cette année à la Vallée Bras-du-Nord, près de Saint-Raymond de Portneuf, pour une deuxième édition. L’événement aura lieu du 20 au 22 septembre.

« Historiquement, Basecamp est un concept qui vient des États-Unis, raconte Loïck Martel-Magnan, qui pilote l’événement au Québec. C’est un festival présenté par The North Face dans huit communautés. »

Au Québec, La Cordée s’est ajoutée au fabricant d’équipement de plein air pour présenter l’événement. Les Québécois ont toutefois adapté le concept.

« Aux États-Unis, il s’agit surtout d’une initiation à être dehors et au camping, indique M. Martel-Magnan. Alors qu’au Québec, on a une clientèle plus active. Les gens sont prêts à l’aventure, ils veulent essayer différents sports, ils veulent essayer la via ferrata, le canyonisme. »

Le festival Basecamp a la particularité de réunir plusieurs communautés de plein air : les amateurs d’escalade, de vélo de montagne, de canot ou de randonnée pédestre. « Ils se rassemblent la même fin de semaine pour pratiquer leur sport. »

L’autre particularité de Basecamp, c’est sa formule tout-inclus.

« Il y a beaucoup d’événements où les gens viennent à la journée, note M. Martel-Magnan. Selon notre concept, les gens sont présents toute la fin de semaine, du vendredi au dimanche. On les prend en charge complètement. Ils apportent leur matériel de camping, mais la nourriture est fournie, toutes les activités, tout le matériel. »

PHOTO FRANCIS FONTAINE, FOURNIE PAR BASECAMP

Cette année, on attend 350 participants au festival Basecamp.

Pour la deuxième édition, les organisateurs ont choisi à nouveau la Vallée Bras-du-Nord pour leur événement. « C’est un terrain de jeu super polyvalent, fait valoir M. Martel-Magnan. Il y a des activités le fun, peu importe ton niveau. »

Il y a un autre avantage, plus pratico-pratique. « Ça se situe à peu près entre Montréal et Québec, donc on peut aller chercher les gens de ces deux centres. »

L’année dernière, 90 personnes s’étaient inscrites.

« C’était assez festif, se rappelle M. Martel-Magnan. Mais c’est sûr que c’est un événement qui dépend de la météo. Il n’a pas fait super chaud en 2018, mais comme c’est des gens qui aiment être dehors, c’était une belle atmosphère. »

Cette année, on vise 350 participants. Au début du mois, il y avait déjà 210 inscriptions.

En plus des activités d’escalade, de vélo de montagne, de via ferrata, de canyonisme et de canot, l’édition 2019 offrira une plus grande variété d’ateliers d’initiation et de cours pratiques. « Les gens apprendront des choses sur différents sujets, comme la cuisine sur le feu ou la pêche à la mouche. »

Festiroc

De son côté, le Festiroc en sera à sa 10e édition cette année. Il se déroulera du 6 au 8 septembre au parc régional de Val-David–Val-Morin.

« C’est là où nous avions fait notre première édition, souligne Isabelle Choquet-Laniel, responsable des services à la communauté à la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade (FQME). Et puis, Val-David, c’est là où ont été créées les premières voies d’escalade au Québec. On va faire un petit clin d’œil à ça alors qu’on célèbre le 50e anniversaire de la FQME. »

Le parc régional est aussi l’endroit où l’on offre le plus grand choix de voies d’escalade, soit plus de 500 voies en escalade de parois et un nombre pratiquement aussi élevé de problèmes en escalade de bloc. Le bloc est un type d’escalade sur de gros rochers qui ne nécessite pas de cordes ni de harnais. En escalade de bloc, les voies sont appelées problèmes.

Le camp de base du Festiroc sera situé au centre de ski Belle Neige, à quelques minutes du parc régional.

La fin de semaine comprendra des cours pratiques pour les débutants (comment faire la transition entre l’escalade intérieure et l’escalade sur du vrai rocher) et les grimpeurs plus expérimentés (les techniques d’escalade de fissures, l’escalade en plusieurs longueurs de corde, etc.).

Les personnes n’ayant jamais fait d’escalade pourront participer à des activités d’initiation.

L’année dernière, nous avions une centaine de personnes. Cette année, nous visons 250 participants. On verra bien !

— Isabelle Choquet-Laniel, responsable des services à la communauté à la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade

D’autres regroupements organisent des événements en septembre, comme la Société québécoise de spéléologie, qui tiendra son Rassemblement du 30 août au 2 septembre dans l’Outaouais.

L’été s’en va tranquillement vers sa fin, mais il y a encore moyen de s’amuser dans la nature.