Qu’ont en commun Noémie dit oui, L’homme qui aimait trop et Nous ? Toutes ces productions québécoises, prochainement sur vos écrans et tournées dans la dernière année, ont eu recours à un nouveau métier inusité dans le milieu du tournage de scènes de nudité ou de sexualité, à savoir : la coordination d’intimité. Portrait d’une profession dont on n’a pas fini d’entendre parler.

Silvia Galipeau
Silvia Galipeau La Presse

Un « intermédiaire », un « médiateur » ou encore un « pont », voire un « bodyguard », les mots ne manquent pas pour qualifier cette nouvelle fonction, perçue par plusieurs comme une « évidence ».

« Ce devrait être une profession imposée aussitôt qu’il y a une scène d’intimité », déclare d’emblée la réalisatrice Geneviève Albert, l’une des premières à avoir eu recours à une coordonnatrice d’intimité, dans le cadre du tournage de Noémie dit oui, l’été dernier. « Imposée » puis « adaptée », précise-t-elle, selon les besoins des différents comédiens. « Et j’encourage tous les diffuseurs à se joindre à ce mouvement qui consiste à protéger les acteurs, et surtout les actrices, sur les plateaux, quand il y a une scène d’intimité. C’est la base. »

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Roxane Néron

Roxane Néron, nouvellement coordonnatrice d’intimité et pionnière dans le domaine, n’est pas peu fière. « Je crois tellement en ma fonction ! », raconte, tout sourire, celle qui a été l’une des premières à se plonger dans le métier au Québec.

Le déclic

Tout a commencé il y a exactement un an. On s’en souvient, la comédienne Éléonore Loiselle avait confié à La Presse avoir été traumatisée par un tournage de scènes de nudité, de masturbation et de viol, sans préavis ni le moindre encadrement. « Je ne pouvais plus travailler après ça, a récemment renchéri la jeune actrice au collègue Marc Cassivi. Il y avait une caméra devant moi et je faisais une crise de panique. » L’affaire, qui reposait en prime sur plusieurs témoignages distincts, a créé une onde de choc, éveillant bien des consciences dans le milieu, sur les différents enjeux, défis, lacunes et risques de ce genre de scènes pour les acteurs (notamment les actrices).

Lisez notre dossier sur le tournage de scènes de nudité

À la même époque, certaines voix se sont élevées pour réclamer au Québec une fonction qui existe ailleurs dans le monde, notamment aux États-Unis et dans le Canada anglais : les fameux « intimacy coordinators », sorte de coach de cascades pour scènes de sexualité, un métier dont personne n’avait entendu parler ici, bien qu’il soit exigé sur les plateaux de HBO, Netflix, Amazon et Apple depuis 2018. À noter : le collectif Intimacy Coordinators Canada, qui compte trois coordonnateurs en activité au Québec, prévoit lancer son site web en janvier.

Roxane Néron, alors aide-réalisatrice, mais diplômée de sexologie, raconte avoir été « flabbergastée » par l’affaire Loiselle. Idem pour son amie Laurence Desjardins, elle-même sexologue. Toutes deux ont vu là une occasion, et une expertise, en or à saisir et développer : « Mes deux expériences professionnelles à mixer ! »

En quelques semaines, Roxane Néron a fait des recherches (sur les origines de ce métier en devenir, qui remonteraient à la Britannique Ita O’Brien, en 2014), rencontré des comédiens (pour déterminer leurs besoins) et défini son rôle à jouer, de concert avec son amie, désormais collègue. Ainsi naissait Intimedia, leur agence, début 2021, laquelle a enchaîné les contrats depuis.

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

James-Edward Métayer et Kelly Depeault, dans une scène tirée du film Noémie dit oui, de Geneviève Albert

Son rôle ? « Que tout le monde fasse bien son travail », résume-t-elle. D’un côté, que le réalisateur « arrive à amener sa scène exactement comme il la voit », et de l’autre, « que les protagonistes puissent performer leur scène au meilleur de leurs capacités ». En clair, elle rencontre en premier lieu l’équipe de production, pour comprendre les intentions, les définir, et souvent les préciser ; quand le scénario n’indique qu’un simple « ils font l’amour », disons que « c’est très, très vaste ! », dit en riant celle qui maîtrise désormais l’art de décortiquer la moindre scène en petits gestes prédéfinis et préapprouvés par tous.

Dans un deuxième temps, elle poursuit le travail avec les acteurs impliqués, pour un entretien confidentiel sur le mode de la « relation d’aide » (ses cours de sexo ne sont jamais loin), pour connaître leur vécu, voire leurs traumatismes et fragilités à protéger. Elle orchestre ensuite une « chorégraphie » (puisque c’en est une, faut-il le rappeler), pour répondre aux exigences de chacun (réalisme d’un côté, respect des limites de l’autre), se permettant même d’insuffler un peu de diversité dans le scénario, au besoin, et avec l’accord évidemment de chacun (elle a ainsi transformé une simple « petite vite » en cunnilingus bien senti, parce que oui, des fois, « les scènes sont trop convenues », grimace-t-elle. « C’est important dans ma démarche de démocratiser la sexualité féminine ! »).

Je ne suis pas là pour diriger une scène ou faire la police de la sexualité. Au contraire. Je suis là pour que ça se passe bien ! Et j’aime tellement ce que je fais, je sens que j’aide énormément !

Roxane Néron, coordonnatrice d’intimité

Objectif : protéger les acteurs

Considérant le sujet de son film (la prostitution dans Noémie dit oui), Geneviève Albert n’a pas hésité un instant : « Il faut travailler avec un coordonnateur d’intimité, c’est sûr et certain, reprend-elle en entrevue. Sautons à pieds joints dans cette nouvelle expérience de tournage ! »

PHOTO FOURNIE PAR PRODUCTIONS LEITMOTIV

Protéger les acteurs, cela veut parfois simplement dire d’être à leur écoute : ici, l’actrice Kelly Depeault a demandé que la production porte des oreilles de lapin pour dédramatiser la scène d’intimité à tourner. Geneviève Albert (à la réalisation) et Léna Mill-Reuillard (à la direction photo) ont joyeusement obtempéré.

Si la réalisatrice n’a pas tant ressenti le besoin d’être coachée dans sa propre mise en scène (« je suis à l’aise » avec les scènes de sexualité, dit-elle), il n’empêche qu’elle a voulu s’assurer que ses acteurs (et surtout ceux qui en ressentaient le besoin) soient tout aussi à l’aise. « Et le fait que la coordonnatrice d’intimité soit là les rassurait beaucoup, observe-t-elle. Être acteur, c’est se dévoiler énormément. Il faut s’organiser pour les protéger. »

PHOTO FOURNIE PAR DUO PRODUCTIONS

Marianne Fortier a tourné ses scènes d’intimité les plus « étoffées » à vie dans Nous (Duo Productions), prochainement sur Club Illico.

Marianne Fortier, qui a tourné avec le réalisateur Yannick Savard ses scènes d’intimité les plus « étoffées » à vie dans Nous (série qui sera diffusée le mois prochain sur Club Illico), confirme : « Il y a beaucoup de couches possibles de malaises » dans ce genre de tournage. « Et ça reste intimidant de se mettre à nu », ajoute-t-elle. Parce que oui, elle a vécu de mauvaises expériences par le passé, en plus d’entendre « tellement d’histoires… ».

PHOTO GAËLLE LEROYER, FOURNIE PAR L’AGENTE DE LA COMÉDIENNE

Marianne Fortier, actrice

D’où l’intérêt de voir la production embaucher Intimedia, un « intermédiaire » de confiance (entre le réalisateur et elle), qui agit en prime à titre de « filet de sécurité » (« est-ce que tu es à l’aise avec ce que tu portes, est-ce qu’il y a des gens sur le plateau que tu ne veux pas ? », paraphrase Marianne Fortier).

Verdict ? « J’ai eu une expérience formidable, dit-elle, confirmant les impressions de toutes les personnes interrogées pour ce reportage. […] Je suis vraiment favorable à ce que ce poste existe et reste. C’est super sain. […] Cela permet tellement d’éviter des problèmes, et qu’on ait de belles expériences. Il y a énormément de personnes qui ont été blessées ou ont vécu des expériences négatives qui ont laissé des traces, il faut éviter ça à tout prix… »

À noter : les discussions entre l’Union des artistes (UDA) et l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) pour faire reconnaître cette nouvelle fonction sont toujours « en cours ». Invitée à réagir, l’UDA précise aussi que « le dossier progresse bien ». L’AQPM n’a pas souhaité faire davantage de commentaires.

Dans une version antérieure de ce texte, il était écrit que la boîte torontoise Intimacy Coordinators Canada prévoyait inaugurer ses bureaux québécois en janvier. En fait, c’est plutôt un nouveau site web qui sera lancé. Le collectif compte d’ailleurs trois coordonnateurs d’intimité en activité au Québec. Nos excuses pour la confusion.

Le cas de Nu

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Les acteurs Roxane Tremblay-Marcotte et Étienne Galloy dans le court métrage Nu, d’Olivier Labonté LeMoyne

S’il avait eu des enfants sur son plateau, il aurait eu recours à un coach de jeu. Des cascades ? Un coach en cascades. Mais comme son court métrage, Nu, oscillant entre sensualité et horreur, comptait (comme son nom le laisse deviner) son lot de nudité, Olivier Labonté LeMoyne a eu recours à une coordonnatrice d’intimité.

PHOTO DAN APONTE, FOURNIE PAR PATRICK BILODEAU

Patrick Bilodeau, producteur, UGO média

En fait, l’idée est venue de son producteur, Patrick Bilodeau, d’UGO média, soucieux ici et avant tout du bien-être des acteurs. « Dans la pratique de leur métier, dit-il, les acteurs se placent dans une position de grande vulnérabilité. C’est encore plus vrai dans le cas de scènes à caractère sexuel ou de nudité. C’est notre responsabilité de s’assurer qu’ils puissent pratiquer leur métier dans un environnement sûr. »

Une dépense qui rapporte

Certes, un tel poste implique un coût supplémentaire, reconnaît-il. « Mais au bout du compte, je pense que c’est une dépense qui est rentable puisqu’elle améliore les conditions de travail des acteurs. N’importe quel employé qui est bien traité sera plus productif et plus créatif, ce qui se répercute sur la qualité de la production. »

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Les acteurs Roxane Tremblay-Marcotte et Étienne Galloy dans le court métrage Nu

Et tout le monde a visiblement apprécié. À commencer par les acteurs, Roxane Tremblay-Marcotte et Étienne Galloy. « Ça m’a sécurisée énormément dès le début », confirme la jeune actrice, qui n’est pas « d’emblée à l’aise » dans ce genre de tournage. Or ici, et avec la coordonnatrice d’intimité, elle a discuté de ses limites (en matière de gestes, d’exposition, etc.), pour trouver toutes les astuces possibles (angles, éclairage et autres habiles coussins pour éviter les contacts directs), afin de répondre aux souhaits et à la vision du réalisateur. « Ça m’a calmée énormément, répète-t-elle. Je ne pense pas que je serais sortie avec une expérience aussi positive sans cela. »

« Des fois, on est là pour faire ce que le réalisateur veut », renchérit Étienne Galloy, son partenaire à la caméra, qui en est ici à sa première expérience en matière de nudité complète. « Le monde veut plaire, on veut que le réalisateur soit content. » Selon lui, la coordonnatrice d’intimité incarne ici « quelqu’un à qui on peut parler sans gêne, sans stress de représailles, de perdre son rôle, etc. Ça permet de dire vraiment comment on se sent ».

Pas un frein

Et à tous ceux qui craignent de voir leur création tourner au « politically correct » en présence d’un tel coach, le réalisateur Olivier Labonté LeMoyne, dont le film devrait sortir l’automne prochain, rétorque : « Pour moi, c’est tout le contraire ! Comme j’ai eu une coordonnatrice d’intimité, j’ai l’impression que j’ai pu en faire plus. Elle nous a rendus tous à l’aise. […] Elle m’a permis de trouver des façons créatives de raconter mon histoire. […] Sans coordonnatrice d’intimité, cela m’aurait pris beaucoup plus de temps, avec beaucoup plus de maladresse. […] Je ne dis pas que ce devrait être une obligation […] mais je le recommanderais. »

Coordonnateurs d’intimité exigés

Le réalisateur canadien Bruce LaBruce (Saint-Narcisse) vient de boucler un tournage à Montréal, pour les productions de la papesse de la pornographie féministe, Erika Lust (XConfessions, Lust Cinema, etc.). Sur son plateau se trouvaient les coordonnatrices québécoises Roxane Néron et Laurence Desjardins, d’Intimedia. Discussion autour d’un sujet qui dépasse largement l’industrie de la pornographie.

PHOTO MONICA FIGUERAS, FOURNIE PAR ERIKA LUST

Erika Lust, pionnière en matière de porno féministe

Ici, les coordonnateurs d’intimité ne sont pas en option. C’est écrit noir sur blanc dans ses lignes directrices : tous les films qu’elle produit doivent avoir recours à leurs services. Pour comprendre pourquoi, la pionnière en matière de porno féministe, la Suédoise Erika Lust, a répondu par écrit à nos questions*.

Pour commencer, pouvez-vous nous rappeler ce qui vous a amenée au cinéma porno en général, et au porno féministe en particulier ?

Cela remonte à mes études en sciences politiques et en études de genre à l’Université Lund, en Suède, en fait. C’est à cette époque que j’ai réalisé que la plupart des films pornos qu’on trouve sur l’internet ne reflètent pas du tout une réalité en matière de sexualité, mais plutôt une idéologie, des valeurs et des opinions. Donc mon intérêt pour le genre a commencé assez tôt, mais ce n’est que beaucoup plus tard que cela s’est traduit en carrière. Après mes études, donc, j’ai déménagé à Barcelone pour étudier le cinéma, tout en continuant à m’intéresser à la sexualité féminine et à tout ce discours pornographique. Et quand on m’a demandé de faire un court métrage, j’ai tout de suite su que je voulais faire quelque chose autour de la sexualité féminine. Et la meilleure façon de le faire : en faisant un film pour adultes ! Je voulais faire quelque chose de complètement différent. Un film selon mes goûts à moi, en exprimant mes valeurs, pour y montrer l’importance du plaisir au féminin. C’est ainsi que j’ai réalisé The Good Girl, publié en ligne, phénomène devenu ensuite viral en quelques semaines à peine.

Pouvez-vous définir le porno féministe ? En quoi le consentement est-il au cœur du genre ?

Le cinéma porno féministe (aussi varié et artistiquement diversifié soit-il) se définit à l’origine en opposition à un genre, traditionnellement du ressort exclusif des hommes cisgenres, pour y insuffler une perspective différente en matière de représentation de la sexualité. Le porno féministe vise à mettre en scène des adultes consentants, honnêtes et respectueux dans l’expression de leurs désirs et leurs sexualités. Le tout dans des relations sexuelles égalitaires. Et oui, effectivement, le consentement est présenté ici clairement comme une priorité, au lieu de la banalisation de la simulation de la coercition, la pédophilie ou l’abus. Je m’assure aussi toujours qu’il y ait des femmes derrière la caméra pour prendre les décisions. Le regard féminin (female gaze) est essentiel pour bousculer le statu quo du porno. Le fait d’avoir des femmes, mais aussi des minorités et des personnes LGBTQ+, derrière la caméra permet de réécrire ces scénarios et d’offrir quelque chose de complètement différent. Comme mes plateaux et bureaux sont à 80 % féminins ou LGBTQ+, je travaille à ce que le regard féminin et queer soit désormais la norme, et non plus l’exception.

Ce qui nous amène aux coordonnateurs d’intimité. Depuis quand les exigez-vous et pourquoi ?

Nous avons senti le besoin d’inclure des coordonnateurs d’intimité sur les plateaux en travaillant avec des réalisateurs invités sur XConfessions. Certains de ces réalisateurs n’avaient jamais travaillé sur des films érotiques avec des performeurs adultes, et donc ne savaient pas nécessairement comment gérer les scènes de sexualité ni les conversations autour de l’intimité, les limites, la santé sexuelle, etc. Toute l’équipe d’un tel plateau de cinéma pour adultes doit être consciente des complexités du travail, afin de maintenir un environnement sûr pour tous. Et les coordonnateurs d’intimité sont précisément là pour ça. Effectivement, c’est une exigence essentielle pour travailler à titre de réalisateur invité dans mes productions.

PHOTO MONICA FIGUERAS, FOURNIE PAR ERIKA LUST

Selon Erika Lust, un coordonnateur d’intimité est essentiel sur un plateau de tournage si la production comprend de la sexualité.

Et concrètement, qu’est-ce que la présence de ces coordonnateurs change sur le déroulement du tournage et le résultat final ?

La présence du coordonnateur d’intimité nous assure que les acteurs seront pris en charge en tout temps, et qu’ils auront toute la liberté d’explorer leur sexualité en toute sécurité, et en tout confort. À cause de la nature même de nos tournages, il est essentiel d’avoir quelqu’un sur le plateau avec un tel rôle : s’assurer constamment que les acteurs consentent activement aux scènes dictées par le réalisateur. On ne veut vraiment pas que quelqu’un se sente dans l’obligation de faire quoi que ce soit. Ni que quiconque soit inquiet ou mal à l’aise pour quelque raison que ce soit. De manière générale, on veut que les acteurs se sentent libres d’exprimer leurs opinions et sentiments en tout temps, sans jamais avoir l’impression de déranger avec leurs besoins.

La coordination d’intimité n’est pas encore implantée à grande échelle, en tout cas pas ici, sur les plateaux québécois. Comment expliquez-vous votre avant-garde ?

C’est une profession en croissance à Hollywood, mais toujours très nichée presque partout ailleurs, notamment en Europe, et encore plus sur les plateaux de films pour adultes. Fort heureusement, de plus en plus de gens dans mon industrie sont en train de se remettre en question, en vue de participer à ce vent de changement dans le tournage de la pornographie en général, et dans le traitement des performeurs en particulier. Plusieurs performeurs qui arrivent sur nos plateaux pour la première fois se disent aussi agréablement surpris d’être traités par une équipe si élargie, et si respectueuse de leurs besoins. Je pense que le fait de promouvoir les coordonnateurs d’intimité fait partie de ce vent de changement dans l’industrie du porno, à l’origine même de mon entrée dans le métier, il y a plus de 20 ans de cela. Je travaille à ce que le porno soit considéré en tant que genre respectable, et je crois que pour ce faire, il est nécessaire d’investir dans des équipes de talent, et surtout amener une éthique dans la production, par-dessus tout. Les performeurs sont des professionnels, mais ce sont des humains avec des vies avant tout. Voilà pourquoi nous nous devons de les soutenir physiquement et émotivement avant, pendant et après les tournages.

Pour finir, pouvez-vous me dire un mot sur le film de Bruce LaBruce ?

Bruce nous a fait parmi les courts métrages les plus sexy qui soient sur XConfessions, et je suis très excitée par cette première collaboration avec Lust Cinema ! Bruce sait repousser les limites et il est toujours dans l’innovation, et j’aime beaucoup sa vision artistique et politique. Mais vous allez devoir attendre que son film sorte en salle pour en savoir plus. Tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que ça promet !

* Les propos ont été traduits de l’anglais et résumés à des fins de concision.