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Chevilles instables: une complication fréquente de l'entorse aiguë

Florence Sebaoun
Associated Press
Paris

Vous avez déjà eu une entorse et vous vous tordez la cheville en montant l'escalier, en descendant d'un trottoir ou d'un autobus, ou encore en marchant sur un chemin escarpé. Vous souffrez d'instabilité chronique de la cheville, une complication de l'entorse aiguë.

«Lorsqu'un patient a eu une ou plusieurs entorses de cheville, qu'il se la tord dans un contexte qui n'est plus vraiment traumatique, qu'il a une sensation de dérobement de la cheville, on peut parler d'instabilité chronique», a expliqué lundi à l'Associated Press, le Pr Christian Mabit, chirurgien orthopédiste (CHU Dupuytren, Limoges).

«L'instabilité chronique est une séquelle fonctionnelle de ce qu'on appelle l'entorse aiguë», a-t-il résumé en marge du congrès annuel de la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SO.F.C.O.T.) qui se tient à Paris jusqu'à vendredi.

Selon les chiffres de la SO.F.C.O.T, en France, chaque jour, on enregistre une entorse pour 10 000 personnes, soit 6000 entorses environ. «L'instabilité chronique en est la principale complication, elle survient dans 40% des cas environ», précise Christian Mabit.

Traumatisme aigu, l'entorse est une torsion de la cheville qui entraîne des lésions ligamentaires, généralement sur la face externe latérale de la cheville. «C'est la plus fréquente des entorses. Elle touche très fréquemment le sportif», précise Christian Mabit.

Accident fréquent, souvent banalisé, voire négligé, elle ne fait pas toujours l'objet d'une prise en charge initiale médicale. «La violence du traumatisme, un craquement, une douleur décalée qui apparaît quelques heures après l'accident sont des signes évocateurs de gravité qui justifieraient un avis médical», résume le spécialiste.

Toutefois, l'immobilisation de la cheville pendant plusieurs semaines, traitement nécessaire, «ne peut pas garantir une évolution sans séquelles», avertit-il. «Nous ne sommes pas tous égaux, les facteurs morphologiques sont à prendre en compte, tout comme la qualité du contrôle neurologique,et la qualité de la prise en charge initiale».

Une fois le diagnostic d'instabilité chronique posé, tout le problème est alors de faire le bilan de gravité de la lésion, qui déterminera le traitement. En effet, «d'autres lésions peuvent être associées aux lésions ligamentaires, des lésions intra-articulaires par exemple, surtout s'il y a plusieurs années d'instabilité et si des douleurs apparaissent».

Pour cela, à côté des radiographies classiques, les spécialistes peuvent demander différents examens sophistiqués: un arthro-scanner, une IRM ou encore une échographie.

«La radiographie permet d'évaluer la laxité des ligaments», indique Christian Mabit, «l'arthroscanner, d'explorer les lésions cartilagineuses, l'IRM, d'étudier les parties molles, de faire le bilan des lésions capsulo-ligamentaires».

Du résultat dépendra la prise en charge qui pourra être mécanique (rééducation chez un kinésithérapeute) ou chirurgicale. «Dans ce cas, on utilise des techniques de réparation ligamentaires qui restabilisent la cheville. Il en existe un nombre très important. Il faudra choisir la technique chirurgicale la plus adaptée en fonction des lésions».

 




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