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Un jeune adulte américain sur cinq présente un trouble de la personnalité

Près d'un jeune adulte américain sur cinq présente un trouble de la... (Photo: Martin Chamberland, archives La Presse)

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Photo: Martin Chamberland, archives La Presse

Associated Press
Chicago

Près d'un jeune adulte américain sur cinq présente un trouble de la personnalité qui retentit sur sa vie de tous les jours, et un plus grand nombre encore consomme alcool ou drogues de façon excessive, selon une étude parue dans le dernier numéro des Archives de Psychiatrie générale, la plus vaste étude jamais réalisée dans ce domaine.

Ces désordres comprennent les tendances obsessionnelles ou compulsives, et les comportements asociaux qui peuvent parfois conduire à des actes de violence. L'étude souligne par ailleurs que moins de 25% seulement des Américains d'âge universitaire et présentant des troubles sont traités. Elle laisse penser que cette classe d'âge est particulièrement vulnérable, soumise au stress important du début de la vie adulte.

Si un des experts souligne que les troubles de la personnalité peuvent être surdiagnostiqués, d'autres, en revanche, ne se sont pas montrés surpris de ces résultats, déjà soulignés dans des études précédentes.

Le co-auteur de l'étude, le Dr Mark Olfson, de l'Université Columbia et de l'Institut psychiatrique de l'État de New York, a jugé cet important manque de soins psychiatriques particulièrement inquiétant. Il estime que cela devrait non seulement alerter «les étudiants et les parents», mais aussi les directeurs d'université et responsables sanitaires des établissements du supérieur sur la «nécessité d'élargir l'accès aux traitements».

En comptant la consommation excessive de substances, l'étude souligne que près de la moitié des gens jeunes suivis présentent une forme de trouble psychique, en prenant en compte les étudiants et ceux qui ne le sont pas.

Les troubles de la personnalité se placent au deuxième rang des problèmes les plus fréquents, derrière la consommation de drogues/alcool. Sont compris les obsessions, les comportements asociaux et paranoïdes, susceptibles d'interférer avec un fonctionnement psychique normal.

Les auteurs de l'étude ont noté que des tragédies récentes, notamment les fusillades de l'Université de l'Illinois-Nord et de Virginia Tech avaient aidé à prendre conscience de la prévalence des maladies mentales sur les campus universitaires.

L'étude est basée sur des entretiens avec 5092 jeunes adultes réalisés en 2001 et 2002, des résultats qui restent valables aujourd'hui, selon les auteurs. Elle a été financée par les Instituts nationaux de santé, la Fondation américaine pour la prévention du suicide et l'Institut psychiatrique de New York.

Le Dr Sharon Hirsch, psychiatre de l'Université de Chicago, extérieur à l'étude, a salué ce travail car il permet de prendre conscience du problème et du nombre important de personnes laissées sans soins. «Imaginez que plus de 75% des étudiants diabétiques ne soient pas soignés. Imaginez simplement les répercussions que ça aurait sur les campus».

Le nombre de personnes touchées par un trouble de la personnalité était le même dans les deux groupes, étudiant et non étudiant, notamment pour le plus fréquent d'entre eux, la personnalité obsessionnelle compulsive, qu'il faut différencier du TOC (trouble obsessionnel compulsif). Environ 8% des jeunes adultes en étaient victimes, la personnalité obsessionnelle compulsive se manifestant par une préoccupation extrême des détails et des règles, une méticulosité et un perfectionnisme.

«Leur nombre est peut-être surévalué», a estimé le Dr Jerald Kay, professeur de psychiatrie de l'Université Wright State, qui ne s'attendait pas à un résultat aussi élevé. «Tous les bons étudiants ont des traits de personnalité un peu obsessionnels, ce qui les aide à travailler dur pour réussir. C'est différent de la personnalité obsessionnelle et compulsive qui rend les gens rigides et a des répercussions sur leur vie quotidienne», souligne-t-il.

La consommation excessive de substances, notamment l'addiction aux drogues et à l'alcool, touche environ 1/3 des individus quel que soit le groupe. Dans les deux groupes, environ 8% étaient phobiques, et 7% présentaient une dépression. Les troubles bipolaires étaient légèrement plus fréquents chez les non-étudiants, touchant presque 5% d'entre eux, contre 3% des autres.




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