Voici une maison constituée de panneaux préfabriqués isolés à haute efficacité énergétique. Murs, planchers et toiture nous arrivent en panneaux isolants pour permettre, nous dit le constructeur, la création d'une habitation abordable de quelque 1700 pieds carrés à haut rendement énergétique, visant la certification LEED or.

Mis à jour le 1er avr. 2009
Marie-France Léger LA PRESSE

Voici une maison constituée de panneaux préfabriqués isolés à haute efficacité énergétique. Murs, planchers et toiture nous arrivent en panneaux isolants pour permettre, nous dit le constructeur, la création d'une habitation abordable de quelque 1700 pieds carrés à haut rendement énergétique, visant la certification LEED or.

 «Nous avons une maison au maximum de volume habitable avec un maximum d'efficacité énergétique. Nous avons développé des panneaux pour éliminer des contraintes et s'ajuster au projet des gens», soutient Dominic Laperle, dont l'entreprise ADCOM construction est située à Rougemont.

 C'est aussi une maison évolutive car elle s'adapte aux transformations technologiques vertes et au budget de chacun. Les propriétaires peuvent ainsi aménager uniquement le rez-de-chaussée pendant cinq ans avant d'aménager l'étage. Côté énergie, c'est le même procédé: il est possible d'installer d'abord l'électricité avant de passer au système à l'eau chaude et à l'énergie solaire. «On peut par exemple recevoir le nouveau système à eau chaude dans le système de ventilation déjà installé», affirme le constructeur. Ou faire installer plus tard le solaire thermique.

 De son côté, Emmanuel Blain-Cosgrove, un des pionniers du programme LEED for Homes au Canada, est assez impressionné par le projet. «Les panneaux-sandwich sont plus populaires aux États-Unis, c'est encore rare au Québec, commente-t-il. Ça permet de rendre l'enveloppe assez performante au plan de la pénétration d'air.»

Grâce à ce procédé en panneaux, les économies sur le bois de charpente sont de l'ordre de 30 à 50 p. cent. L'isolation, nous dit-on également, est constituée de polystyrène expansé sans matière toxique. «Ce matériau a fait ses preuves depuis 40 ans. C'est le plus écologique des isolants rigides. Et grâce à sa performance, on est capable de concevoir des appareils plus petits et moins coûteux», précise M. Laperle. Grâce à une étanchéité hors du commun, dépassant même la norme Novoclimat, les frais sur le chauffage et la climatisation s'en trouvent réduits (toiture R-45, les murs R-27,5).

 «C'est une façon intéressante de faire du clé en main à coût abordable. Peut-être que ça ne plaira pas aux puristes mais au plus de monde possible en tout cas», a expliqué pour sa part M. Blain-Cosgrove, consultant en habitation verte pour Écohabitation et propriétaire d'un triplex montréalais certifié LEED platine.

 La maison ADCOM coûte environ cinq à six p. cent plus cher qu'un bâtiment conventionnel pour le même nombre de pieds carrés. La maison modèle sera montée à Trois-Rivières au projet Nouvelle Conscience des Forges, à partir du mois d'avril.

 Pour en savoir plus: www.adcomconstruction.com  ou 1-450-469-2096 www.ecohabitation.com

 

Photo Bernard Brault, La Presse

La cuisine de la maison écologique ADCOM, avec ses armoires de bambou et ses appareils ménagers européens (de marque Blomberg), plus étroits que les appareils nord-américains et consommant moins d'énergie.