Novembre, c'est le mois du rush en construction. Tout le monde veut fermer sa maison avant l'hiver. Ce qui occasionne des délais... Aussi Annie et Jean-François ont-ils appris au fil des mois à cultiver leur patience.

Lise Fournier LE SOLEIL

Novembre, c'est le mois du rush en construction. Tout le monde veut fermer sa maison avant l'hiver. Ce qui occasionne des délais... Aussi Annie et Jean-François ont-ils appris au fil des mois à cultiver leur patience.

 >> Dossier: suivez l'aventure d'Annie et Jean-François.

«Tout le monde pense que ça prend des habiletés manuelles pour faire de l'autoconstruction, moi, je vous dirai que l'ingrédient essentiel, c'est d'être patient car on attend toujours après quelqu'un», dit Annie.

"En ce moment, on attend l'expert des fondations pour fermer le garage. On attend aussi un maçon pour savoir où arrêter la pose du Canexel et des soffites. En clair, on est sur le stand-by", enchaîne Jean-François.

Après avoir passé des heures à tortiller les 500 pieds de tuyaux nécessaires au chauffage radiant de son garage, Jean-François est enfin prêt à recevoir sa dalle structurale et à faire couler le béton du perron. Mais son entrepreneur l'est-il? La réponse est oui. Quand? Voilà qui reste à déterminer. Les délais, Annie et Jean-François l'ont compris, ça fait partie du beau monde de la construction. En fait, les échéanciers qu'ils s'étaient fixés il y a trois mois, en lançant leur projet de maison à Saint-Émile, sont tombés les uns après les autres. Résultat, novembre est là.

Mais en attendant de mettre la main sur les spécialistes dont ils ont besoin pour compléter leur chantier, le couple a de quoi s'occuper. «Moi, je dois finir d'isoler les contours des portes et des fenêtres, précise Annie. Un travail plutôt routinier, dit-elle, mais qui exige beaucoup de patience.» Précisons que leur maison possède une quinzaine de fenêtres et quatre portes.

 Même si, idéalement, ils auraient aimé que le revêtement extérieur soit posé avant l'hiver, le couple se dit résigné à rester sur le Tyvek. «Si on n'a pas de maçon, on n'aura pas le choix d'attendre au printemps, déclarent-ils. Tout le monde nous chante qu'il y a moins de mises en chantier cette année, que le secteur de la construction est au ralenti. En tout cas, sur le terrain, ça ne se voit pas.» Or, malgré les délais serrés, Jean-François garde espoir de poser la pierre avant l'hiver.

Quant au budget qu'ils s'étaient fixé, le couple dit l'avoir respecté dans ses grandes lignes. «Dès le départ, c'est sûr qu'on savait que ça nous coûterait plus cher, indique Annie. En partant, les fondations ont presque coûté le double de ce que nous avions prévu.» Et puis il y a toujours les «tant qu'à y être» qui font inévitablement grimper la facture. Mais Annie et Jean-François ne s'inquiètent pas trop des surplus dans la mesure où ils demeurent dans les limites de 5 % à 10 %.

 

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

La maison d'Annie et de Jean-François possède une quinzaine de fenêtres et quatre portes.