Annie et Jean-François ont tout prévu, même s'autoconstruire une maison de façon écologique. D'ici l'automne, ils ont la ferme intention d'obtenir la certification Novoclimat. En plus d'offrir un rendement énergétique supérieur, ce programme leur permettrait de bénéficier d'une subvention de 2000 $, offerte par Hydro-Québec.

Marie-Josée Nantel LE SOLEIL

Annie et Jean-François ont tout prévu, même s'autoconstruire une maison de façon écologique. D'ici l'automne, ils ont la ferme intention d'obtenir la certification Novoclimat. En plus d'offrir un rendement énergétique supérieur, ce programme leur permettrait de bénéficier d'une subvention de 2000 $, offerte par Hydro-Québec.

«Si on veut vendre notre maison un jour, c'est une plus-value», explique la chroniqueuse mode du Soleil, en bottes de construction roses. «Toutes les maisons sont construites de cette façon aujourd'hui», surenchérit Jean-François, aussi présent sur le chantier.

Créé par l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec (AEE), Novoclimat répond à des normes énergétiques supérieures de construction, comme une meilleure étanchéité aux infiltrations d'air. Selon Hydro-Québec, ce programme permet de réduire les coûts de chauffage d'au moins 25 %, avec une meilleure isolation par exemple.

Une fois la construction terminée, la maison d'Annie et de Jean-François sera donc inspectée gratuitement. Si l'AEE juge qu'elle répond aux exigences, leur habitation obtiendra la certification. À la condition que leur maison soit chauffée à l'électricité, Hydro-Québec leur versera une subvention de 2000 $, non imposable.

Pour y arriver, le couple sélectionne des fournisseurs accrédités Novoclimat et applique les normes à chacune des étapes, comme celle de l'isolation.

«On ne tourne pas les coins rond», s'enorgueillit Jean-François, une spatule à la main.

Une fois les fondations séchées, ce duo infernal a mis trois heures à éliminer les 2000 tiges qui dépassaient du coffrage. «On a eu de la difficulté à fermer les mains pendant trois jours», rigole Annie, en montrant ses bras musclés.

Casser les tiges des fondations

Casser les tiges laisse quelques trous dans les fondations, alors Jean-François les rebouche avec du ciment. «On est sûrs qu'il n'y aura pas de trous qui vont se former par la suite», souligne-t-il.

Avant d'isoler les parois intérieures, il a recouvert les fondations extérieures d'un enduit imperméable. Novoclimat exige aussi de réduire au maximum l'humidité dans la cave pour une saine qualité d'air.

La prochaine étape : sélectionner le revêtement extérieur et les portes et fenêtres, aussi Novoclimat. Certes, Jean-François et Annie s'entendent toujours aussi bien pour choisir les matériaux. Mais ils doivent composer avec les délais des fournisseurs, malgré la fin des vacances de la construction.

«Le prochain défi est de tout coordonner», lâche Annie. «Même si on dit qu'il y a un ralentissement dans le domaine de la construction, tout le monde est dans le jus. Notre objectif est de ne pas faire le revêtement extérieur en mitaines!»

Prévenir les vols

D'ici cinq semaines, les poutres et les poutrelles du premier étage doivent arriver, en même temps que les murs préfabriqués. «Afin de prévenir les vols», précise Annie. Jusqu'ici, seule une corde de bois a disparu. Ce couple prudent ne laisse rien traîner sur le chantier.

«Le truc, c'est de te faire livrer le matériel au fur et à mesure, tant pour les intempéries que pour le vol», mentionne Annie.

Pour 15 $ de plus, un fournisseur de madriers de bois peut livrer le matériel directement à l'intérieur des fondations. Les matériaux sont plus difficilement accessibles pour Jean-François, qui doit utiliser une échelle, mais ils le sont aussi pour les voleurs... jusqu'à la prochaine étape.