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L'attrait de la nature à Rivière-des-Prairies

Catherine Vu, François Ringuette et leur bébé, Charles,... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Catherine Vu, François Ringuette et leur bébé, Charles, ont emménagé dans leur nouvelle maison à la fin juin, dans le Faubourg Pointe-aux-Prairies. Ils aiment prendre de longue marches le long de la rivière des Prairies, tout près de chez eux.

Photo Robert Skinner, La Presse

Catherine Vu et François Ringuette n'avaient jamais mis les pieds à Rivière-des-Prairies lorsqu'ils ont décidé de fonder une famille et d'acheter une maison neuve. Propriétaires d'un condo sur le Plateau, ils tenaient à rester dans l'île de Montréal. C'est par hasard qu'ils ont découvert cet endroit qui les a séduits.

 Ce qu'ils ont aimé? La proximité de la rivière des Prairies et de la piste cyclable, le long du boulevard Gouin. Ils sont aussi près du parc de la Pointe-aux-Prairies. «Nous sommes en pleine nature quand nous faisonsune promenade, souligne Catherine. C'est très paisible. Et nous sommes quand même près du centre-ville et de plusieurs voies d'accès.»

 Rivière-des-Prairies mise justement sur ses nombreux espaces verts et la proximité de l'eau pour attirer de nouveaux résidants. Situé à l'extrémité est de Montréal, cet arrondissement promet une vie de banlieue sans ponts à traverser. À en juger par l'activité qui règne dans les nombreux chantiers sur son territoire, sa stratégie remporte du succès.

 Son grand atout? Il dispose encore de grands terrains qui n'attendent qu'à être exploités à des fins résidentielles. Les prix, sans être aussi bas qu'en banlieue, sont moins élevés qu'ailleurs à Montréal. Les familles à la recherche de maisons relativement abordables, dans l'île, répondent à l'appel. De plus en plus de maisons haut de gamme, par ailleurs, y sont construites.

 «C'est un secteur méconnu, qui a longtemps été considéré comme le bout du monde, souligne Cosmo Maciocia, maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. Or, l'est de Montréal n'a rien à envier à l'ouest de la ville. Nous avons un emplacement magnifique, que nous cherchons à mettre davantage en valeur, pour que tous vivent dans un milieu très agréable.»

 Rivière-des-Prairies est un diamant non poli, indique de son côté Jean Gauthier, directeur général de la Société de développement économique (SODEC) de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est.

 «Lorsqu'on emprunte l'autoroute 40 pour s'y rendre, le fait de passer près des raffineries et d'une importante zone industrielle dresse une véritable barrière psychologique, dit-il. Mais de l'arrière, boulevard Gouin, c'est très beau, avec l'eau et le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies. C'est champêtre. Beaucoup de jeunes familles, à la recherche de bonnes occasions, s'y établissent. C'est un bon milieu pour élever des enfants.»

 La présence d'une importante communauté italienne, qui forme environ 30% de la population, incite beaucoup de couples et de jeunes familles de descendance italienne à s'y installer. Aussi, beaucoup de nouvelles constructions sont dotées d'une chambre froide (une cantina) sous l'escalier extérieur pour conserver salamis et autres saucissons secs. Mais le secret s'ébruite. Et les acheteurs ont des profils de plus en plus variés, constatent les constructeurs.

 Rivière-des-Prairies, qui connaît un boom immobilier depuis environ cinq ans, se transforme de façon très marquée grâce au plan de développement mis de l'avant par l'arrondissement.

 «L'augmentation de la demande nous a forcés à regarder les secteurs à mettre en valeur et à nous donner une vision», souligne Julien Lauzon, conseiller en développement de l'habitation, à l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

 Finie la construction résidentielle à la pièce, donnant lieu à un développement quelque peu anarchique, comme ce fut le cas dans les années 70 et 80. Dans plusieurs rues, en effet, d'anciens chalets modestes côtoient de coquettes maisons. La construction des nouvelles demeures et la rénovation des maisons existantes est dorénavant beaucoup mieux encadrée.

 «Les règlements ne sont plus aussi souples qu'avant, note M. Lauzon. Pour avoir une certaine uniformité dans les différents secteurs, nous demandons aux promoteurs d'élaborer des concepts architecturaux.»

 Selon le plan d'urbanisme de Montréal, trois secteurs de Rivière-des-Prairies sont appelés à connaître un important développement résidentiel: les abords du ruisseau Pinel, les secteurs des 89e et 94e Avenues, de même que les secteurs des 48e et 49e Avenues. La construction va déjà bon train dans les deux premières zones.

 Le secteur du ruisseau Pinel a par ailleurs fait l'objet d'une planification détaillée afin d'en orienter le développement résidentiel et protéger les milieux naturels.

 Un autre projet, Le Valencia, avantageusement situé tout près du futur prolongement de l'autoroute 25 et du boulevard Maurice-Duplessis, est promis à un bel avenir. La proximité d'une des futures gares du train de l'Est joue aussi en sa faveur.

 Deux des 14 gares de la ligne Montréal/Repentigny/Mascouche, qui devrait être inaugurée en 2009, se trouveront en effet à Rivière-des-Prairies. La première devrait être construite à l'angle des boulevards Maurice-Duplessis et Saint-Jean-Baptiste, tandis que la seconde devrait être érigée au coin des boulevards Henri-Bourassa et Louis-H.-La Fontaine.

 Rivière-des-Prairies, qui connaît certaines lacunes du côté des transports en commun et est coupé du reste de Montréal depuis si longtemps, ne sera plus qu'à une trentaine de minutes du centre-ville. Pour Jean Gauthier, le train de l'Est est un vieux rêve qui, espère-t-il, se réalisera.

 «Ceux qui habitent à Rivière-des-Prairies et ceux qui y travaillent pourront se déplacer beaucoup plus facilement, souligne-t-il. Le développement économique qui en découlera sera automatique.»

 




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