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La vague verte est à nos portes

Sur le toit-terrasse accessible du deuxième étage, le... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Sur le toit-terrasse accessible du deuxième étage, le propriétaire de cette maison des Cantons-de-l'Est fait pousser des plantes potagères.

Photo Alain Roberge, La Presse

La ville de Chicago a viré au vert la semaine dernière, plus de 22 000 personnes ont assisté au Greenbuild, l'un des plus grands rendez-vous mondiaux de la construction écologique. La Presse y était, et a vu de quoi les maisons du Québec pourraient bientôt être faites.

 Près de 900 stands, 22 000 visiteurs, et deux heures d'attente pour seulement entrer dans le hall d'exposition. À voir l'enthousiasme de la foule présente au Greenbuild à Chicago la semaine dernière, la construction verte a visiblement le vent dans les voiles. Les grands fabricants cherchent maintenant à prendre le virage.

 >> En complément:

- Des moyens concrets de mieux consommer

- Construction verte: les défis du Québec

- DOSSIER: Maison verte

 «Ne traînez pas trop pour manger, vous n'aurez jamais le temps de tout voir avant la fermeture!» Dans la file d'attente menant au hall d'exposition du Centre McCormick, à Chicago, un étudiant lance cet avertissement à ceux qui le suivent. Le conseil est judicieux. Assister au Greenbuild, la plus importante foire d'habitation verte en Amérique du Nord, représente un défi logistique.

 Le Greenbuild, c'est une salle d'exposition grande comme huit terrains de football où se côtoient les vendeurs de peinture non polluante et autres fabricants de panneaux solaires. Pour réussir à visiter chaque stand pendant les trois journées de l'événement, il faudrait ne consacrer que deux minutes à chaque exposant, et faire une croix sur la centaine de sessions d'information données par des experts pendant le congrès. En entrant, un énorme ventilateur écologique haut comme deux éléphants superposés - le bien nommé Big Ass! - tempère une centaine de stands. Au bout de la rangée, un détaillant présente des particules créées par la NASA pour emprisonner l'air et ralentir la progression du froid.

 Le Greenbuild, le rassemblement annuel de l'habitation verte aux États-Unis, est l'occasion pour les professionnels de présenter leur vision de l'avenir vert: qu'elle soit théorique ou sous la forme d'un rouleau de papier de toilettes fait de fibres recyclées.

 «Quand, dans 30 ans, nous regarderons derrière, nous nous souviendrons de cette époque comme celle où notre façon de construire a vraiment changé», analyse Eric Doub, président d'Ecofutures Building, une entreprise du Colorado spécialisée dans la construction de maisons vertes. Militant depuis 20 ans pour des bâtiments plus durables et moins énergivores, il se réjouit de l'ampleur qu'a pris l'événement au cours des dernières années. Le congrès de Chicago a attiré 7000 personnes de plus que celui de Denver, l'an dernier.

 «Il est minuit moins une, mais nous sommes enfin en train de changer la façon dont nous pensons l'habitation», ajoute Daniel Smith, architecte et président de la section québécoise du Conseil du bâtiment durable du Canada, à la sortie d'une session d'information.

 «Ce qui s'est dit dans certaines conférences est tellement motivant Je flotte!» lance-t-il. Matériaux recyclés et renouvelables, économie d'énergie, faibles émissions polluantes: voilà des concepts maintenant reconnus par de plus en plus de consommateurs, constate Daniel Smith.

 Une maison verte sur 10 en 2010

 D'après le Conseil du bâtiment durable des États-Unis, 2% des nouvelles maisons aux États-Unis sont vertes. L'organisme à but non lucratif prévoit que ce sera 10% en 2010.

 «Avant, quand nous parlions d'une maison verte, nous avions deux éléments à cocher sur notre liste: des plantes et de la peinture pas trop toxique!», se souvient en riant Victoria Schomer, designer d'intérieur chez GreenBuilt Environments. Aujourd'hui, des programmes de certification écologique permettent aux architectes et aux propriétaires de mieux jauger chacune des décisions qu'ils prennent au moment de construire ou rénover un bâtiment.

 Même s'ils sont encore difficiles à trouver, les labels écologiques facilitent aussi le magasinage. Les consommateurs savent là, tout de suite, quoi acheter pour nuire le moins possible à l'environnement. Ces certifications encadrent jusqu'au bois des fenêtres et le calfeutrant pour salles de bains.

 «Avec le temps, nous réglementerons mieux la construction et la rénovation d'une maison verte, croit Daniel Smith. Il existe des tableaux nutritionnels sur les aliments qu'on achète, alors je ne vois pas pourquoi nous n'aurions pas un jour la même rigueur pour les matériaux de construction. Ça s'en vient.»

 




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