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La Maison du développement durable dévoilée dans la controverse

La maquette de la nouvelle Maison du développement durable, l'un des bâtiments... (Photo: www.maisondeveloppementdurable.org)

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Photo: www.maisondeveloppementdurable.org

Ce sera l'un des bâtiments les plus verts au monde. Sept organismes de promotion de l'environnement ont dévoilé hier la maquette de la nouvelle Maison du développement durable, qui devrait voir le jour au centre-ville. La cérémonie s'est toutefois déroulée sans les représentants de Greenpeace et de plusieurs groupes écologistes, qui accueillent le projet avec scepticisme.

 Fruit d'un partenariat avec le gouvernement provincial et Hydro-Québec, le bâtiment de cinq étages sera érigé sur le terrain situé juste à côté du Théâtre du Nouveau Monde, au coin des rues Sainte-Catherine et Clark.

La Maison du développement durable comprendra des façades de brique et de verre. Elle sera construite avec des matériaux réutilisés, recyclés ou produits localement. Un système de géothermie assurera le chauffage en hiver et la climatisation en été. L'air sera purifié à l'aide d'un mur intérieur végétal.

 Ce sera le deuxième bâtiment au Canada à obtenir la certification LEED Platine, l'une des normes les plus contraignantes en matière de construction verte.

«On vise à construire un modèle pour inspirer d'autres entreprises et les acteurs du secteur immobilier, dit Sidney Ribaux, président d'Équiterre, qui parraine le projet. La construction, le secteur de la rénovation, c'est un enjeu majeur du développement durable.»

 Les travaux de construction doivent commencer à l'hiver 2009, et prendre fin au printemps 2010.

Sept organismes à but non lucratif investiront dans le projet, et y aménageront leurs locaux. La Maison hébergera également des commerces, un café, un centre de la petite enfance, des salles de conférence, ainsi qu'un centre d'interprétation sur le bâtiment durable.

 Critiques

Mais le projet continue d'être critiqué par certains écologistes. La moitié des 28,5 millions nécessaires à sa mise en oeuvre devrait venir des gouvernements provincial et fédéral. La Ville de Montréal fournit 45 000$. Et Hydro-Québec a fait don du terrain, évalué à 1,3 million.

 Certains groupes craignent que cette formule de financement mette en cause leur indépendance. Greenpeace ne participe pas au projet, pas plus que l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Québeckyoto. Une rencontre d'information, tenue vendredi dernier, a permis d'aplanir certaines différences, mais le projet demeure loin de faire l'unanimité.

«On n'est pas contre le concept, explique Daniel Breton, porte-parole de Québeckyoto. Mais quand on se retrouve face à des projets de port méthanier ou de barrage hydroélectrique, on demande aux gens qu'on interpelle d'être rigoureux et nous, on essaie aussi d'être rigoureux.»

 De son côté, Greenpeace indique que sa charte lui interdit de recevoir des dons de la part de gouvernement et d'entreprises privées.

S'ils se gardent de parler d'une «division» au sein du mouvement vert, les écologistes se disent préoccupés par le différend. «Je ne comprends pas qu'on ne se réjouisse pas du fait qu'il va y avoir un important projet en matière de développement durable au Québec», indique Karel Mayrand, directeur d'Unisféra, l'un des groupes qui emménageront dans le nouveau bâtiment.

 Ottawa et Québec n'ont par ailleurs toujours pas confirmé leur contribution financière au projet. Équiterre et ses partenaires ont demandé 14,5 millions aux deux gouvernements. Du côté de Québec, la subvention a fait l'objet d'une promesse électorale, indique-t-on au bureau de la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp. Mais on refuse de chiffrer cet engagement.




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