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Westmount: une belle et bonne demeure

  • Le duplex en rangée de style victorien dispose, en retrait de la ruelle, de l’espace pour garer trois voitures. Deux terrasses, aménagées à l’arrière et sur le côté, sont très prisées des propriétaires durant tout l’été. (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Le duplex en rangée de style victorien dispose, en retrait de la ruelle, de l’espace pour garer trois voitures. Deux terrasses, aménagées à l’arrière et sur le côté, sont très prisées des propriétaires durant tout l’été.

    Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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  • La salle à manger est fermée par des portes à vitraux, tous deux d’origine et en excellente condition 140 ans plus tard. Certains parquets ont été conservés et restaurés alors que d’autres ont du être remplacés lors du changement de configuration de certaines pièces. (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE LA PRESSE)

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    La salle à manger est fermée par des portes à vitraux, tous deux d’origine et en excellente condition 140 ans plus tard. Certains parquets ont été conservés et restaurés alors que d’autres ont du être remplacés lors du changement de configuration de certaines pièces.

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  • Au salon, l’arche a été élargi, mais en respectant les moulures d’époque. Le miroir restera à la vente, car il est collé au mur. Les fauteuils ont appartenu à la grand-mère de la proprio et ont été restaurés. (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Au salon, l’arche a été élargi, mais en respectant les moulures d’époque. Le miroir restera à la vente, car il est collé au mur. Les fauteuils ont appartenu à la grand-mère de la proprio et ont été restaurés.

    Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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  • Même si l’aménagement comprend plusieurs meubles de facture ancienne, le résultat ne fait ni vieillot, ni ampoulé ; au contraire, il se dégage une atmosphère très chaleureuse, à l’image des propriétaires. (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE LA PRESSE)

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    Même si l’aménagement comprend plusieurs meubles de facture ancienne, le résultat ne fait ni vieillot, ni ampoulé ; au contraire, il se dégage une atmosphère très chaleureuse, à l’image des propriétaires.

    PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE LA PRESSE

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  • Le fils a laissé sa chambre devenir la salle de bains des parents : il a migré ailleurs à l’étage, puis dans ses quartiers au sous-sol. Le plancher a été surélevé pour faire passer la tuyauterie et ainsi conserver les moulures du plafond en l’état. (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE LA PRESSE)

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    Le fils a laissé sa chambre devenir la salle de bains des parents : il a migré ailleurs à l’étage, puis dans ses quartiers au sous-sol. Le plancher a été surélevé pour faire passer la tuyauterie et ainsi conserver les moulures du plafond en l’état.

    PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE LA PRESSE

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Pierre Deschênes

Collaboration spéciale

La Presse

Sous quel angle aborder cette belle victorienne en rangée, blottie au creux d'une rue tranquille, au pied de la montagne, et pourtant à un jet de pierre du Westmount Square, donc du métro et de l'effervescence urbaine?

Par le fait qu'elle a jadis été occupée par celui que l'on surnommait le Rodin canadien, le sculpteur Louis-Philippe Hébert (auteur notamment de la sculpture rendant hommage aux Abénaquis installée face à l'Assemblée nationale), et qui y aurait rendu l'âme le 14 juin 1917, comme me le lit la propriétaire, qui a pris soin de sortir son volumineux catalogue sur l'artiste? À moins que je ne relate le découragement de celle-ci devant un mur, dès l'entrée, qui cloisonnait trop le salon à son goût et qu'elle s'est empressée de faire démolir? Ou son idée d'élargir une superbe arche en bois d'origine, soumise à son architecte, Bertrand Thibodeau?

De nombreux éléments architecturaux avaient heureusement été bien conservés par le propriétaire antérieur, Kevin Harrison, lors d'une rénovation en règle. Celui-ci partait parce qu'il était atteint de dystrophie musculaire. Il tentait d'ailleurs alors d'amasser des fonds pour cette cause, et il sera aidé par la nouvelle propriétaire, Marie-Claude Tétreault, productrice ès galas, et son mari, Normand Brathwaite, qui a ameuté ses amis du domaine du spectacle. Le handicapé et le couple se lieront d'amitié, et les événements s'organiseront à partir de la salle à manger, celle-là même que Marie-Claude croit reconnaître en me montrant une photo du livre sur Hébert.

Je pourrais aussi parler de ce qui se dégage de cette maison, où l'on se sent déjà chez soi en y mettant le pied. Un style victorien, mais allégé par un décloisonnement du hall, avec les belles portes, les vitraux, les moulures, le tout ponctué d'une multitude de miroirs somptueux qui donnent encore plus de volume aux pièces. Et ces lanterneaux si bien exploités à l'étage, qui laissent entrer une lumière douce et abondante.

Je pourrais aussi évoquer le désir de vendre, un an après l'achat, parce que Marie-Claude, qui arrivait de Saint-Lambert, avait une petite frayeur à l'idée de laisser ses enfants jouer dehors. Avant qu'elle ne découvre qu'il y en avait pas moins de 28 qui s'amusaient dans une ruelle, recouverte de béton - Westmount oblige, ma chère! - et pourvue de dos d'âne. Deux filles et un garçon y ont donc grandi de 1999 à aujourd'hui; seul Édouard loge au sous-sol maintenant.

Finalement, ce secteur s'est avéré un quartier urbain, vivant et pratique, où l'on peut non seulement élever sa progéniture, mais aussi faire toutes ses courses à pied: de l'épicerie à la pharmacie en passant par la boutique où l'on se fait faire les ongles, énumère madame.

Néanmoins, le duo commence à aspirer à plus de calme après ces presque 15 ans en ville. Depuis trois ans, le couple a une résidence secondaire à Saint-Paul-d'Abbotsford, un petit village près de Granby, dont le grand-père de Marie-Claude a été maire et où les parents de celle-ci sont enterrés. Normand s'est pris d'affection pour l'endroit et qualifie leur acquisition de domaine - et cela se comprend, car il couvre 52 acres et abrite un lac de 47 000 pi2, une pinède, des oiseaux, des renards, le calme! Édouard, qui a maintenant 18 ans, les suivra, lui aussi aimant la nature. La maison est rénovée et les attend.

Il était difficile de concentrer mon récit uniquement sur cet immeuble, car les occupants transcendent leur propriété avec leur gentillesse, leur simplicité et leur charisme. Ils laisseront sans doute, comme le sculpteur Hébert, leur empreinte dans cette belle et bonne demeure.

LA PROPRIÉTÉ EN BREF

> Prix demandé: 1 349 000$

> Année de construction: 1873

> Pièces: 12, dont 4 chambres et 4 salles de bains et une salle d'eau

> Comprend: électroménagers, luminaires (sauf lustre du salon), habillages de fenêtres

> Évaluation municipale: 1 469 400$

> Impôt foncier: 11 185$

> Taxe scolaire: 2349$

Courtiers: Claire Sicotte et Shawn Athans, Groupe Sutton Immobilia, 514 733-1210




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    Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

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    Au salon, l’arche a été élargi, mais en respectant les moulures d’époque. Le miroir restera à la vente, car il est collé au mur. Les fauteuils ont appartenu à la grand-mère de la proprio et ont été restaurés.

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    Même si l’aménagement comprend plusieurs meubles de facture ancienne, le résultat ne fait ni vieillot, ni ampoulé ; au contraire, il se dégage une atmosphère très chaleureuse, à l’image des propriétaires.

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    Le fils a laissé sa chambre devenir la salle de bains des parents : il a migré ailleurs à l’étage, puis dans ses quartiers au sous-sol. Le plancher a été surélevé pour faire passer la tuyauterie et ainsi conserver les moulures du plafond en l’état.