Il y a quelques années, l'ancienne ville de La Plaine ouvrait ses portes en proposant des terrains assez vastes pour y aménager des fermettes.

Mis à jour le 23 févr. 2010
Marie-Andrée Amiot
Marie-Andrée Amiot LA PRESSE

Plusieurs familles ont répondu à l'appel et ont construit de grandes résidences sur des terres mesurant au moins 100 000 pieds carrés. Les propriétés, cachées dans les bois, ont des airs de famille avec leurs grands balcons néovictoriens et leurs fenêtres à carreaux. Celle de la famille Rioux-Caron est tout à fait dans le ton.

 

Construite par le propriétaire Martin Rioux, un jeune entrepreneur dont le métier est de rénover les maisons des autres quand ce n'est pas la sienne, la résidence a été bâtie à partir d'un plan déniché par Mme Caron. Elle a un look chic campagnard rappelant les belles résidences de l'Île-du-Prince-Édouard avec sa grande galerie aux colonnes en bois et en pierres.

Le couple, dans la trentaine, n'en était pas à sa première maison. Puisque ni l'un ni l'autre n'avait d'attache dans la grande région montréalaise (il vient d'Amqui, elle, du Nouveau-Brunswick), ils ont «essayé» plusieurs régions et autant de maisons avant de s'installer à La Plaine. Après avoir vécu à Hudson, à Blainville, à Lachenaie, à Mascouche, ils ont finalement opté pour La Plaine. La famille en est donc à sa cinquième propriété, construite comme les quatre précédentes par M. Rioux. «Chaque fois, on les améliorait», note Mme Caron.

Mais déménager n'est pas de tout repos. «Quand on emménageait, il fallait vivre dans une maison pas tout à fait prête à nous recevoir. Parfois, il n'y avait pas d'eau. Souvent, les planchers n'étaient pas terminés», se souvient Mme Caron. Pourquoi ne pas louer un logement? «Impossible, répond Mme Caron. Personne ne voulait de nous.» Car, voyez-vous, le couple reconstitué a cinq enfants qui ont aujourd'hui entre 4 et 18 ans. Les propriétaires ne se précipitaient pas pour les accueillir.

Pourtant, s'ils avaient vu la maison des Rioux-Caron, ils n'auraient pas hésité. La résidence, visitée à l'improviste, sans rendez-vous, est impeccable. Construite il y deux ans, bien malin qui pourrait imaginer que sept personnes l'habitent. Les planchers, en bois exotiques aux teintes rousses, sont exempts de rayures... et de poussière. Aucune tache non plus sur les banquettes écrues autour du grand îlot de la cuisine. Les enfants de Marie-Josée Caron et de Martin Rioux ont leurs tâches et leurs chambres sont formidablement ordonnées. Le reste de la maisonnée s'en ressent: aucun petit doigt sur les murs ou dans les vitres, des comptoirs de salles de bains aussi brillants que les miroirs.

Il faut dire que le couple a prévu des surfaces robustes et faciles d'entretien. La cuisine, par exemple, immense avec son îlot surdimensionné, arbore un comptoir en béton. C'est le couple qui l'a imaginé, conçu et coloré. Puisque le décor était plus champêtre que contemporain, M. Rioux a reproduit l'effet moulure en bois sur la bordure en concoctant un moule à cet effet. Pari original et réussi.

La cuisine comprend un réfrigérateur jumelé à un congélateur vertical de même taille, un four et un micro-ondes encastrés, tous collés le long du même mur. L'effet inox est saisissant. Les portes des armoires sont en bois crème légèrement patiné. On en compte plus de 34 au-dessus du comptoir et une dizaine autour de l'îlot. «On a utilisé tous les recoins, mais plus que tout, il fallait que ce soit beau à l'oeil!»

La maison compte quatre chambres à l'étage et deux au sous-sol installées de chaque côté de la salle familiale des jeunes. La salle de bains sert essentiellement aux enfants et comprend la chute à linge et la salle de lessive.

Le rez-de-chaussée comprend la cuisine, qui s'ouvre sur une véranda, qui elle-même s'ouvre sur une terrasse et la piscine, la salle à manger et le salon. Une petite pièce adjacente sert de bureau. Une grande pièce située au-dessus du garage était, jusqu'à récemment, le gymnase de la famille. Il sera transformé sous peu en pièce familiale de lecture et de détente, loin des jeux vidéo.

La petite municipalité, située à une trentaine de kilomètres au nord de Montréal, est maintenant annexée à Terrebonne. C'est en raison de la distance à parcourir entre le foyer familial et les universités que la famille vend sa propriété, les deux aînés ayant l'intention de poursuivre leurs études. Prochaine destination? «Une maison qui sera déjà construite!», assure Mme Caron.

Prix demandé pour la fermette: 565 000$ > 12 pièces dont six chambres > Deux salles de bains et une salle d'eau Immense cuisine jumelée à la salle à manger > Foyer bi-face (salle à manger et salon) > Un garage détaché, avec logement au-dessus > Galerie encerclante et véranda à l'arrière > Agents: Daniel Deserres et Sonia Duplain, Re/Max Québec. 450-433-1151