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Pour un aménagement paysager sans souci

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L'ajout de terre devrait toujours se faire de manière réfléchie.

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André Dumont

Collaboration spéciale

La Presse

Qu'il soit spectaculaire ou minimaliste, l'aménagement paysager en milieu résidentiel doit toujours se faire en gardant en tête deux préoccupations: éloigner l'eau et prévenir les accidents.

L'ajout de plates-bandes, murets, arbustes et autres végétaux sert avant tout à embellir l'environnement. En inspection préachat, l'inspecteur fera abstraction de la valeur esthétique de ces aménagements. Il cherchera plutôt à déterminer s'ils dirigent l'eau vers la maison ou s'ils exposent des piétons distraits à des chutes douloureuses.

Éloigner l'eau

La règle la plus élémentaire en aménagement paysager dicte de conserver une pente de terrain positive sur deux à trois mètres, sur toutes les faces de la maison, afin d'éloigner l'eau de surface.

Autour des maisons récentes, on note souvent une dépression immédiatement autour des fondations. Le sol qui a été remanié lors de la construction s'est compacté. Il suffit de rajouter un peu de terre pour créer de nouvelles pentes positives.

L'ajout de terre devrait toujours se faire de manière réfléchie. Après quelques décennies d'entretien et de jardinage, on se retrouve parfois avec des plates-bandes qui cachent la fondation et arrivent à la hauteur du revêtement extérieur des murs. L'humidité du sol peut alors créer de graves problèmes de détérioration à la surface et à l'intérieur des murs.

La surface du sol devrait toujours se situer à 15 cm ou plus des revêtements extérieurs, qu'il s'agisse de brique, de bois, de vinyle, d'aluminium ou autre. Ces revêtements doivent pouvoir s'assécher rapidement après une pluie, sans être gênés par de la terre ou des végétaux.

«Non loin de mon bureau, au lieu d'enlever la terre en trop, les propriétaires ont fait rajouter des margelles devant les fenêtres du sous-sol. Le bas de la brique de la maison est sous terre. À long terme, il y aura des problèmes», explique Myke Hodgins, dirigeant de la firme d'architecture de paysage HETA.

Une autre pratique à éviter, selon Myke Hodgins, de la firme d'architecture de paysage HETA: rajouter chaque année quelques millimètres de terre dans le gazon en croyant qu'il s'en portera mieux. On se retrouve alors avec des terrains trop hauts, des dépressions qui retiennent l'eau ou carrément des pentes qui concentrent l'eau contre la fondation.

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La règle la plus élémentaire en aménagement paysager dicte de conserver une pente de terrain positive sur deux à trois mètres, sur toutes les faces de la maison, afin d'éloigner l'eau de surface.

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Dans des quartiers plus anciens, comme Outremont et Westmount, la petite taille des terrains et les pentes naturelles exigent des aménagements plus complexes pour bien gérer l'eau des précipitations.

Pour diriger l'eau loin des fondations, on peut aménager ce que Myke Hodgins appelle un «drain de propreté». À environ 40 cm sous la surface du sol, on installe un drain perforé d'un diamètre de 10 cm ou plus, qu'on recouvre de gravier «3/4 net» ou de pierres de rivière.

Ce drain peut être relié à l'égout pluvial ou, pour faire plus écologique, à un «puits sec». Il s'agit d'une fosse contenant au moins un mètre cube de gravier enrobé d'un géotextile. On l'aménage dans la cour arrière, à 30 cm sous le gazon. L'eau du drain qui s'y déverse percolera tranquillement dans le sol, plutôt que de surcharger l'égout municipal.

Prévenir les chutes

Les murs de soutènement sur un terrain en pente ou devant une entrée de garage doivent être parfaitement verticaux, sinon légèrement inclinés vers l'extérieur. Dès qu'ils penchent moindrement du mauvais côté, cela signifie qu'ils ne sont pas stables. Il y a risque d'affaissement. Une seule chose à faire : les démonter et les assembler à neuf.

Très souvent, les briques de béton ou les pierres composant un mur de soutènement basculent lorsqu'on y met pied. Pour prévenir un accident, on n'a qu'à les coller en place avec du mortier ou une colle destinée à cet usage.

Dès qu'un muret, un perron, une terrasse ou tout autre aménagement se termine sur une dénivellation verticale de 60 cm ou plus, un obstacle doit être installé pour prévenir les chutes. La réglementation municipale dicte la hauteur des garde-corps à installer, qui est généralement de 107 cm (42 po).

Partout où il y a circulation piétonnière régulière et risque de chute, un garde-corps est requis, sous forme d'une balustrade de bois ou de métal, par exemple. Devant un mur de soutènement ou toute autre dénivellation subite de 60 cm ou plus et où il n'est pas prévu de déambuler au quotidien, l'architecte paysagiste Myke Hodgins recommande de créer une barrière végétale ou un autre aménagement de valeur esthétique qui restreindra l'accès.




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