Règle générale, il est permis d'installer son barbecue sur le balcon de son logement, en ville. Mais mieux vaut vérifier la réglementation municipale pour s'en assurer. Certaines précautions s'imposent, néanmoins, à plus forte raison quand on se trouve à l'étroit. Par exemple, selon le Service de sécurité incendie de Montréal, un barbecue ne peut être utilisé à moins de 2 pieds d'une porte ou d'une fenêtre.

Mis à jour le 13 août 2013
Danielle Bonneau LA PRESSE

Aussi, si on pense à nettoyer son barbecue au printemps, quand on le sort, et à l'automne, quand on le range, il faut prévoir un bon décrassage à la mi-saison.

«Mieux vaut vérifier si de la graisse s'est accumulée et si le brûleur est en bon état», indique Suzie Simard, chargée de communication au Service de sécurité incendie de Montréal.

Un brûleur en bonne condition peut être nettoyé avec une brosse d'acier. Il faut aussi s'assurer que chaque conduit soit bien ventilé.

À noter: la flamme produite par le propane doit être bleue. Si elle est constamment jaune ou lumineuse, le brûleur pourrait être sale ou mal ajusté.

«Il faut toujours avoir la sécurité à l'esprit, précise Mme Simard. Le barbecue, par ailleurs, doit être éloigné du mur ou de la clôture.»

Souvent interdits en condo

Les mordus du barbecue feraient bien de se renseigner avant d'acheter le condo de leurs rêves. La cuisson sur les balcons est en effet souvent interdite en condo.

La raison principale? Les bonbonnes de gaz propane représentent un réel danger. La fumée et les odeurs, quant à elles, circulent librement d'un balcon à l'autre et peuvent incommoder les voisins. Les barbecues au charbon de bois, à plus forte raison, risquent de ne pas être tolérés.

Pour en avoir le coeur net, les futurs copropriétaires devraient lire attentivement la déclaration de copropriété de l'immeuble où ils désirent s'installer, indique André Delage, président du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ).

«Nous étions de grands amateurs de barbecue avant d'acheter notre appartement à Pointe-Claire, en 2005, révèle M. Delage. Mais nous avons dû faire un compromis, car dans notre complexe, la cuisson au barbecue n'est permise que sur la terrasse sur le toit. En huit ans, nous y avons cuisiné deux fois!»

La déclaration de copropriété est la bible, fait-il remarquer. «Malheureusement, beaucoup ne la lisent pas. Même si l'immeuble n'est pas construit et que le promoteur dit que le barbecue sera permis, mieux vaut vérifier.»

En effet, les règles qui régissent les conditions de vie et l'utilisation des parties privatives et communes, stipulées dans le fameux document, devront être respectées.