Comment pister les visiteurs indésirables de votre habitation? Avec les beaux jours se pointent des colonies de fourmis, des bataillons de guêpes quand ce ne sont pas des familles de souris. Et la vigilance s'impose surtout si vous venez d'emménager. En principe, le vendeur est tenu de déclarer toute invasion ou infestation de parasites car l'omission volontaire d'un problème de cette nature pourrait être interprétée comme un vice caché, notamment si les parasites menacent l'habitation et compromettent la santé des occupants.

Lise Fournier LE SOLEIL

Des fourmis gâte-bois

Dans la catégorie des parasites nuisibles, on retrouve les fourmis charpentières généralement de couleur noire ainsi que les rats norvégiens, communément appelés rats d'égout. La fourmi charpentière la plus répandue est connue sous le nom de gâte-bois parce qu'elle gruge les poutres, creuse des galeries qui lui servent de nid.

 

Ces fourmis s'attaquent le plus souvent aux pièces de soutènement, aux colonnes des vérandas, aux seuils, aux solives, aux poutres, aux dormants de fenêtre et aux boiseries extérieures. Leur présence dans le bois se remarque habituellement par la formation d'amas de particules (bran de scie) à la sortie des galeries. Si vous observez ce genre de choses, il est temps d'appeler un spécialiste.

Le biologiste Jean-Philippe Lemieux, qui est aussi directeur du district de Québec pour la compagnie Orkin spécialisée dans la lutte antiparasitaire, souligne que, règle générale, les charpentières préfèrent les lieux humides.

«Ces fourmis peuvent avoir trouvé refuge, explique-t-il, dans un arbre malade à proximité de votre résidence puis s'être invitées dans les murs de votre maison. Si c'est le cas, il faut agir sans tarder», dit-il. Selon l'étendue du problème, les spécialistes agiront localement ou sur un plus large périmètre en fonction du nombre de nids. «Mais les dommages sont souvent inapparents parce que, dans la société des fourmis, 90 % d'entre elles vivent à l'intérieur contre 10 % d'ouvrières qui s'affairent à l'extérieur, explique M. Lemieux. Ce qui signifie que l'activité dans les poutres de bois est très active, mais non visible.»

Or une fois l'infestation réglée, on suggère de calfeutrer les fissures et crevasses par où pourraient pénétrer les insectes. De plus, chaque printemps, une inspection attentive de la propriété permet de limiter les invasions.

Les rats norvégiens ou rats d'égout

Même si vous ne les voyez pas, les rats d'égout sont encore très actifs dans les villes. Des estimations révèlent qu'il y aurait à peu près 10 rats par habitant dans la région. À Québec, on intervient régulièrement pour la présence de rats, signale encore M. Lemieux. C'est qu'en raison des travaux d'infrastructure municipale, des centaines de rats se voient obligés de quitter leur égout, ce qui les conduit dans les résidences privées, les sous-sols d'immeubles. Ils arrivent souvent par les tuyaux et pénètrent par des clapets défectueux.

Mais comment savoir s'il y a des rats chez vous? L'indice le plus courant est la présence d'excréments, mais il peut aussi y avoir des trous, des marques grugées et des traces de graisse sur les murs.

Comme les rats sont reconnus pour être la source de maladies, il est important de les piéger rapidement ou, à défaut de pouvoir les attraper de façon mécanique, de recourir à des rodenticides sous la surveillance d'un spécialiste. Et pour éviter qu'ils ne reviennent, éliminer toutes les sources de nourriture potentielles, vérifier les points d'entrée utilisés par les rats, notamment des tuyaux brisés ainsi que les sources d'humidité telles les unités de climatisation qui pourraient fuir parce que les rats ont besoin d'eau pour survivre.

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